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Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder]

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Lydia Howard
Danseuse au "The Honey"
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Messages : 85
Date d'inscription : 29/11/2009

MessageSujet: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Dim 6 Déc - 18:51

"Grant Park", Chicago.
Mi novembre, température extérieur 5°C.
Mission Footing.


    Mp3 dans les oreilles, du bon gros rock à fond, me déchirant les tympans. Rien de mieux pour faire un petit footing, pas matinal certes, mais footing quand même. A vrai dire il est déjà 14h, je suis réveillée depuis midi à peine. Il faut dire que la nuit a été longue. Hier soir j'ai travaillé, comme trois fois par semaine, voir quatre selon les humeurs du Boss. Je travaille dans ce bar réputé, appelé ''The Honey'', là-bas je fais un peu de tout … Je suis serveuse parfois quand les filles sont en galère, je suis danseuse souvent, parfois chanteuse et des fois bien plus. Bref un vrai caméléon. En plus d'être bien foutue, je suis multi-fonctions, si ça c'est pas génial ! En plus je gagne bien ma vie, mon salaire est plutôt honnête, surtout que je suis une ancienne dans la boîte. Et puis les pourboires sont plutôt intéressants il faut l'avouer.

    Bref je suis rentrée à 3h du mat' à la maison, complètement crevée et j'ai dormi comme un bébé jusqu'à midi. J'ai avalé un bol de céréales, prit ma douche et j'ai enfilé plus jogging version « racaille » pour allé courir. Casquette sur la tête, cheveux attachés, lunettes de soleil et hop hop hop. Un petit tour en métro pour rejoindre le parc et en quelques minutes m'y voilà.

    Nous sommes samedi, les enfants n'ont pas école. La journée est fraîche mais agréablement ensoleillée, alors les parents profitent pour sortir leurs progénitures et les laisser courir un peu partout. Je ne supporte pas leurs cris, voilà pourquoi la musique est une nécessitée pour allé courir. Leurs voix sont stridentes, leurs petites mains dodues sont pleines de doigts tout sales, ça pleure, ça a le nez qui coule, bref c'est dégoûtant. C'est évident jamais je n'aurais d'enfants.

    Je commence ma course, slalomant entre les gamins qui déboulent sur mon chemin. On se croirait presque dans un jeu vidéo où pour survivre il ne faut pas que les pierres immenses nous roule dessus. Ben là c'est pareil, le but c'est d'éviter les trucs qui bougent. Sinon je perd une vie, ou mon équilibre plutôt. Je fais les tours, ne quittant pas les allées, évitant de bousculer qui que ce soit. J'aime bien avoir ma paix lorsque je cours. Je me concentre sur mon parcours, en chantonnant dans ma tête.

    Au bout de bien quarante-cinq minutes de course intensive, mon portable vibre dans ma poche. Arrivant près d'un banc, même pas essoufflée, je me met assise et sort mon tactile de ma poche … SMS de la secrétaire du Boss …

    « Tu ne travailles pas ce soir. A demain sans faute. »

    Un bonjour et un au revoir lui arracherait le cul à celle là ? Non vraiment je ne peux pas la blairer. Un de ces jours ça va mal se passer entre elle et moi. Bref je répond un simple ''Ok'', pas besoin de lui en dire plus à celle là.

    Bon c'est pas tout mais ça m'a complètement cassé dans mon élan. Maintenant j'ai la flemme de reprendre ma course. Bon et bien, une petite marche pour détendre les muscles et je vais rentrer chez moi. Je range mon téléphone, je quitte mon banc et me met à marcher. Quelques pas plus tard un jeune adolescent puéril me percute avec violence, jouant comme un débile avec sa bande de copain. Pas de pardon, il ne prend même pas soin de voir s'il m'a fait mal ou non. Alors légèrement retournée vers lui, continuant à avancer je lui hurle dessus.

    - Tu pourrais dire pardon sale gosse !

    Et au moment où je me retourne, c'est moi qui percute quelqu'un. Le choc est quelque peu violent. Je ne suis pas du genre à fondre dans des excuses à deux balles et longues. Mais je reste néanmoins polie.

    - Oh pardon, j'ai pas fait exprès. Ça va pas de mal ?


Dernière édition par Lydia Howard le Lun 8 Fév - 9:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Lun 8 Fév - 4:55

    Je suis dans ce parc depuis un moment déjà. Plusieurs heures je dirais même. J’attends, j’espère que l’on ne me verra pas et encore moins que quelqu’un me reconnaisse. J’ai passé une nuit horrible. L’une des plus effrayantes. J’ai fais la connaissance de vampires, j’ai fais mes premières expériences dans ce monde terrifiant et maintenant je ne veux que survivre. Plus simple à dire qu’à faire. Une seule nuit et j’ai failli y rester. Plutôt que cela je me retrouve avec une sacrée morsure de vampire dans le cou que je ne sais comment dissimuler et un boulot morbide et démoralisant. Mais au moins, je vais pouvoir vivre de nuit. Je vais pouvoir me cacher et éviter les ennuis durant un certain temps. Jusqu’à ce que cela ne devienne vraiment dangereux et que je doive réellement compter sur un vampire pour m’éviter la prison. Mais là, je n’ai pas encore eu mon appartement, et disons que si la proposition a été en partie acceptée, j’attends un peu plus de précisions. Je suis donc toujours un évadé en cavale et sans abri. J’ai encore le bracelet de mes menottes autour de chacun de mes poignets. Heureusement la chaine a été brisée et c’est tout de même plus discret.

    Je suis sur un banc plutôt bien dissimulé entre les arbres, personne n’est venu ici depuis plusieurs heures et j’ai l’impression que je pourrais même fermer un peu l’œil. Fermer un peu équivaut à dormir durant deux heures. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais lorsque j’ai ouvert les yeux des gens discutaient près de moi et je ne sais pas si c’est le réveil brusque, la paranoïa ou bien réellement un danger potentiel, mais j’avais vraiment l’impression qu’ils parlaient de moi. J’ai cru entendre le mot « évadé » et « police » Qu’importe si je me trompais ou non, mais je ne comptais pas attendre que les flics m’embarquent. Je me suis redressé et je me suis mis à marcher rapidement pour finalement me mettre à courir. Je n’ai fait que quelques pas que je suis foncé dans quelqu’un. Une jeune femme, qui croyait s’être elle-même fracassée à moi alors que c’était ma faute. Sauf que vous pensez bien que je n’ai pas réellement eu le temps de lui répondre « Mais non, c’est moi » et elle de rétorquer, « non, non je t’assure que c’est moi! » Bref, je préférais éviter à tout prix ce genre de discussion si bien que je l’attrapais par le poignet et je lançais :

    « je ne te veux pas de mal! Mais montre-moi un endroit tranquille! »

    Je doute qu’elle n’apprécie. Mais je suis fort et surtout convainquant. Je ne compte évidement pas lui faire de mal, mais mes origines me donnent un petit air inquiétant et cela ne doit certainement pas être rassurant. Elle finit par me pointer un endroit. De toute façon, en plein jour, je ne risque pas de la tuer ou de la violer et elle doit l’avoir comprit. J’accélère ma course et nous nous retrouvons près d’une sorte de pont, reliant un côté du parc à l’autre, séparé par un petit cours d’eau. Elle avait raison, c’était plutôt bien isolé et parfait pour attendre et m’assurer que la voie serait libre lorsque je partirais. Je lui lâche finalement le bras et rapidement je lui dis :

    « Excuse-moi … Excuse-moi, je … j’avais besoin de cette cachette tu comprends? Ce n’est pas … merde, ce n’est pas toi, je ne vais pas m’en prendre à toi, j’ai simplement de gros ennuis. » dis-je en glissant mes mains dans ma figure. Je balbutie, mon accent Allemand est très présent vu mon niveau de stress et rend mes paroles plus difficiles à comprendre. J’espère simplement qu’elle a comprit et qu’elle ne se mettra pas à hurler que je veux la toucher…Je regarde nerveusement le parc et les environs, craignant à tout instant de voir la police débarquer. Mais j’espère autre chose, que cette fille ne me connaît pas. Tout le monde ne m’a certainement pas vu à la télévision.
    « Je ne connais pas la ville, et tu semblais … plus à l’aise que moi. » dis-je légèrement plus calme, tentant de lui expliquer pourquoi je l’avais agrippée sans douceur et attirée dans un endroit louche. Je m’attendais à des questions… Mais je ne savais pas encore ce que je répondrais.
    Je pris un moment pour la regarder. Très jolie certes, mais un peu … différente n’est-ce pas? Je ne saurais comment la qualifier, je ne savais même pas ce qu’elle faisait de sa vie ni comment elle s’appelait. Tient, moi il était simple de savoir que tout n’allait pas bien dans ma vie. Mais son attitude à elle ne me permettait pas de deviner.

    « Je t’ai fait mal? » demandais-je alors, visiblement inquiet.
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Lydia Howard
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Lun 8 Fév - 9:09

    Des mecs bizarroïdes j'en rencontre souvent, presque tous les soirs en fait. Sur mon lieu de travail il y a de tout, dans le monde de la nuit, humains et vampires peuvent êtres aussi adorables que répugnants. Donc finalement tomber sur un mec comme lui ça ne me semble pas si étrange que ça … Après tout nous sommes à Chicago, dans un monde où les Vampires existent réellement et où ils règnent. Quoi de plus étrange que ça ? Pas grand chose n'est-ce pas …

    Bref … Le choc n'a rien d'agréable mais ça arrive à tout le monde, surtout que pour le coup je suis persuadée que je suis la responsable du choc. Je m'excuse rapide, voulant malgré tout me rassurer de n'avoir causé aucun dégât. Mais là ce qui se passe est plutôt étrange. Lui ne s'excuse pas. A la place il attrape mon poignet en me disant qu'il ne me veut aucun mal, qu'il veut juste trouver un endroit tranquille … C'est de la panique que je lis dans son regard fatigué ? Bon sang sur quel cas je suis tombée moi ?! Il n'a pas l'air très normal celui là. En même temps je ne risque pas grand chose, nous sommes en pleine après-midi, il y a des passants …

    Donc il veut un endroit calme ?!

    - Là-bas, le pont … dis-je simplement.

    En effet il y a ce pont qui relie deux parties du parc sous lequel s'écoule un petit cours d'eau. C'est un endroit calme, où il n'y a pas beaucoup de passage. Sur le coup je me suis dis qu'il allait y aller seul, mais non, il m'embarque avec lui, me tenant toujours par le poignet. Alors il accélère sa course, moi derrière lui. Fort heureusement nous n'attirons pas le regard.
    Une fois arrivés à destination, il me relâche. Je plante mon regard légèrement froid dans le sien, parce que bon j'aimerai bien comprendre pourquoi il m'a embarqué comme ça, pourquoi il se cache, pourquoi il semble super paniqué.

    - Des explications ?

    Bras croisés sur la poitrine, j'attends. Alors il prend la parole, nerveux, avec un fort accent allemand qui m'empêche de tout comprendre correctement. Mais je comprend l'essentiel. D'abord ses excuses, le besoin d'être caché, des ennuis … Il ne faut pas être né de la dernière pluie pour comprendre que ce grand gaillard a des ennuis qu'il cherche à fuir le plus possible. Pas sûre qu'il soit fréquentable mais bon … J'ai toujours apprit à ne pas me fier aux apparences, à chercher à comprendre le pourquoi du comment. Parce que moi on me juge facilement, ici, au travail, partout et je sais à quel point les gens peuvent se tromper et se basant sur leurs premières impressions.

    - Respires un coup, c'est en étant nerveux que tu vas te faire repérer.

    Ben oui il faut toujours rester le plus naturel possible lorsque l'on a quelque chose à fuir ou que l'on a quelque chose à se reprocher. Et lui il est trop nerveux, bien trop nerveux. Il semble complètement perdu ici et cela s'explique par le fait qu'il n'est pas de la ville. Ah c'est sûre moi j'ai l'air à l'aise. En même temps je suis à l'aise partout où je vais. C'est dans ma nature. La preuve malgré la situation je suis nettement plus calme que lui … Mais faut avouer qu'il faut des efforts pour se calmer et prendre sur lui. Et puis il ne semble pas si méchant que ça, il s'inquiète même pour moi, espérant ne pas m'avoir fait mal. Bon il a serré un peu fort, mais j'ai connu pire.

    - Ça va aller t'inquiètes pas, dis-je en me mettant assise à même le sol. Allez installes toi, ça fera plus naturel.

    J'aurais très bien pu le laisser en plan, seulement il a vraiment l'air paumé. Je l'étudie du regard, enlevant mes lunettes de soleil et ma casquette. Je prend même le temps de détacher mes cheveux blonds qui tombent immédiatement sur mon dos. J'ai l'air moins racaille comme ça, même si le jogging ne me donne pas des airs de grandes dames … En même temps je ne suis jamais une grande dame, et je suis là pour faire mon jogging …

    - Moi c'est Lydia … t'es pas obligé de me dire qui tu es vu que visiblement tu crains de te faire repérer par je ne sais qui. Mais tu sais … Grant Park c'est pas le meilleur endroit pour se planquer, surtout un samedi, ensoleillé qui plus est … Et puis t'as une tête de déterré, les gens vont forcément te trouver louche. Tu n'as nul part où aller je suppose …

    Que faire ? Le laisser en plan, tout seul dans une ville qu'il ne connait pas ? Ou lui filer un coup de main pour se loger, se nourrir ? Il a de la chance lui, je ne travailles pas ce soir. Je vais pouvoir lui accorder un peu de temps si il en a besoin.

    Folle ? Inconsciente ? Oui souvent, parfois … Franchement il n'a pas la tête d'un tueur ou d'un violeur. Et puis le danger ça me connait, à force de traîner avec des Vampires on touche la mort du bout des doigts en permanence.
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Mar 9 Fév - 3:31

    J’avais eu une sacrée chance de tomber sur une fille comme elle. Silencieuse, rapide, alors qu’elle aurait pu se mettre à hurler que je l’agressais. Non, plutôt que d’agir comme la plupart des gens l’auraient fait, elle a plutôt décidé de me venir en aide. Je me doute évidement qu’elle aura quelques questions à me poser, mais déjà son attitude m’en dit longuement sur elle. Je ne suis pas naïf, j’ai un bon instinct. J’étais flic après tout. D’ailleurs, je crois toujours qu’ils vont débarquer. Je ne peux pas me montrer maintenant. Après quelques minutes je finis par me calmer un peu. Mais je suis toujours nerveux. Je ne crois pas passer une seule journée sans avoir peur alors ce n’est pas nouveau. Moi qui ressemble généralement à cette jeune femme, posé, calme et silencieux. Je n’ai jamais été la personne que je suis aujourd’hui, mais être accusé de meurtre vous change une personnalité.

    - Des explications ?

    Je la fixais un moment, cherchant visiblement à savoir ce que je pouvais lui dire. Puis je finis par hocher positivement de la tête. Oui, j’allais lui en fournir. Après tout elle semblait assez disposée à m’écouter et à ne pas hurler ma position. Et si je pouvais avoir un coup de main, que ce ne soit que pour me retrouver un peu dans cette ville, je n’allais quand même pas lui cracher dessus. Cette fille était un cadeau en quelque sorte, une chance inespérée de m’en sortir un peu. Je ne sais pas qui elle est, son apparence me laisse croire certaines choses peut-être sur sa vie. Je n’en sais rien et à quoi puis-je la juger? Après tout n’étais-ce pas moi qui avais toujours les bracelets de mes menottes autour des poignets? Si il y avait bien quelqu’un qui avait les apparences contre lui, c’était moi. Elle me conseilla de me calmer, cela me fit esquisser un mince sourire.
    Le premier depuis des lustres. Une jeune femme bien intelligente. Je savais que je devais me calmer, mais après avoir été accusé, et être en cavale depuis plusieurs jours, après m’être fait sucer par un vampire cette nuit, je ne sais plus précisément comment me comporter et je dois avouer que mon corps ne suit pas toujours les indications de mon esprit.

    « Je vais tenter de suivre ton conseil, mais ça n’a rien d’évident… » dis-je simplement.

    Non, vraiment rien de simple. Encore moins lorsque je fermais les yeux et que je faisais l’un de ses horribles cauchemars. Je crois que je me suis énervé pour rien, que j’ai simplement vu des gens qui discutaient entre eux et qu’après un tel rêve j’ai simplement été un peu paranoïaque. Mais je dois vraiment être prudent. Après que je lui ai demandé si elle n’avait pas de mal et qu’elle m’est rassurée, elle s’est installée plus confortablement sur le sol et m’a invité à en faire de même. Je jette un dernier regard derrière moi histoire de m’assurer que tout allait bien et je vins m’asseoir près d’elle. Je prends une grande inspiration et c’est bon, je suis un peu plus détendu… Je l’observe détacher ses cheveux, retirer sa casquette. Puis elle me dit son nom et m’explique que me trouver ici n’est pas forcément l’idée du siècle. Oh je l’avais bien devinée, simplement je ne sais plus exactement où aller, et lorsque je suis arrivé, l’endroit était plutôt vide, c’est parce que je me suis assoupi. Elle m’explique que j’ai une drôle de tête et ça encore ça me fait un peu sourire. Le changement est radical, si naturellement j’ai un air agressif et dangereux, lorsque j’ai un sourire, aussi minime soit-t-il, je semble aussi inoffensif que je le suis.

    « Je m’appelle Wil. Et oui, je crains de me faire repérer. Je ne vais pas te dire pourquoi et de toute façon ça ne servirait à rien du tout… » commençais-je avec une certaine lassitude. Pourquoi lui expliquer que j’étais innocent alors que personne ne le croyait? Non, ça j’avais abandonné depuis longtemps.
    « Tu sembles me croire lorsque je te dis que je ne suis pas dangereux et ça … ça me suffit amplement, et je ne compte pas t’ennuyer assez longtemps pour t’attirer des ennuis. » dis-je pour la rassurer. Non, je voulais simplement en savoir un peu plus sur cette ville, savoir si il y avait des endroits où je pourrais me planquer peut-être. Je lui légèrement tourné sur le côté, ainsi il lui est plus difficile d’apercevoir les marques de crocs encore bien visibles dans mon cou. Je vous ai dit que j’ai eu une nuit vraiment difficile? …

    « Il faudrait que je sache quelques petites choses… » commençais-je toutefois rapidement interrompu. Lorsque deux garçons d’environ de l’âge de Lydia apparaissent près de nous soudainement, mon cœur fait trois tours dans ma poitrine. Toutefois je constate rapidement qu’ils ne la regardent qu’elle. Mais ce n’est pas une belle manière de regarder une jeune femme. En plus de la dévorer des yeux, ils me donnent surtout l’impression d’être assez méprisables…

    – Hey Lydia … maintenant tu t’es trouvé un autre endroit pour baiser? Histoire de te faire enculer partout quoi … lança-t-il en rigolant. Je fronce les sourcils, et je sais que je vais avoir bien de la difficulté à retenir mes paroles. Toutefois, si je n’ai pas envi de me créer moi-même des ennuis, mieux vaudrait que je la tienne un peu fermée. Toutefois il y en a un qui s’approche d’elle et qui l’agrippe par le bras. Je me redresse brusquement.
    « Bon aller ça va hein … allez faire votre petit manège ailleurs si vous ne voulez pas d’ennuis. »
    Je suis toujours calme, mais il est évident que si il s’avise d’aller trop loin, il y aura des coups qui s’échangeront. J’ai bien dis qu’elle n’aurait pas d’ennuis par ma faute, mais je ne savais pas qu’elle avait des relations plutôt douteuses…
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Lydia Howard
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Mar 9 Fév - 8:35

    Tout n'est pas toujours agréable dans la vie. Nous vivons tous au moins une fois une situation compliquée, délicates, qui nous fait perdre tous nos moyens. Seulement certains gèrent ça mieux que d'autres et comme bien souvent se sont les plus forts qui s'en sortent; Et la force physique n'a rien à voir là-dedans, car on peut avoir des muscles en béton et une cervelle de moineau, ce qui ne sera pas forcément utile pour se sortir d'une situation complexe. J'ai la force d'une femme, je sais me défendre. Mais je suis surtout intelligente, maline comme on dit, je sais abuser de la ruse, du charme, du chantage aussi. Je sens que ce parfait inconnu est dans une merde pas possible et qu'il cherche à fuir. C'est tombé sur moi, peut-être que je vais pouvoir l'aider … Mais pourquoi l'aider ? Parce que j'aime le piment de la vie, parce que certaines personnes en valent la peine, parce que parfois la vie est une vraie chienne avec ceux qui ne le méritent pas.

    J'ai apprit comprendre les gens au lieu de les juger dès le premier regard. Mes clients, j'adore les comprendre, les analyser. J'adore jouer aux devinettes avec ceux que je rencontre. J'aime découvrir les choses par moi même, me faire ma propre opinion des choses. Ce que je remarque c'est que lui il n'est pas si agressif, même si à ses poignets tintent des bracelets du genre menottes … Un jeu pervers avec un Vampire ? Ou des soucis avec la police ? Quoi qu'il en soit il fuit l'un des deux, peut-être même les deux lorsque l'on sait que les Vampires dirigent aujourd'hui le monde. Il a plutôt intérêt à bien sa cacher … Et à se détendre pour paraître moins suspect. D'ailleurs son petit sourire lui va bien et lui donne un air plus tendre et inoffensif.

    A son tour il se présente. Wil … Il ne va pas tout me dire, de toute manière je n'ai pas à tout savoir, juste le principale, juste ce qu'il désire. En général moins on en sait, mieux c'est. Mon regard se pose sur lui, l'observant sans insister, avec douceur même ou plutôt avec calme. Ses mots ne me font pas peur … Quelque pas je compte peut-être un peu trop sur la pseudo protection de mon patron. Il tient à ses danseuses et avec un peu de chance, en cas de pépin, il me protègera. Ça ne sera pas gratuit, mais qu'est-ce qui est gratuit de nos jours ? Pas grand chose … Tout, ou presque, se paie.

    - Pas de soucis, dis ce que tu veux, je tâcherai de ne pas poser trop de questions, dis-je avec un sourire amusé.

    Oui parce que je suis curieuse de nature, presque fouineuse par moment, mais en général je sais où m'arrêter, je sais quelles limites il ne faut pas franchir. Dans ce cas, je crois que ça sera plutôt à moi de parler, chose qu'il confirme en reprenant la parole. Mais il est bien vite interrompu. Un peu plus loin deux ''gamins'' apparaissent. Bien évidemment je les ai déjà vu, deux ou trois fois, tourner autour de « The Honey », ou plutôt dans le bar … Deux gosses de riches qui pensent que leur argent leur ouvrira les portes du paradis, à savoir me faire ouvrir les cuisses. Seulement ces gamins là n'en valent pas la peine et je le leur ai déjà dit. Ils ne sont pas les clients qui m'intéressent.

    Forcément leurs regards sont malsains et je me prépare déjà à un attaque cinglante. Me voyant en présence d'un homme, dans un coin un peu isolé, ils ne vont pas me louper. Seulement dans un cas comme ça il y a deux façon d'agir … la calme et réfléchie, puis la violente. Les mots des deux jeune hommes ne me touchent pas, car si on me connait un minimum on sait que je ne suis pas du genre à me planquer pour me taper quelqu'un, on sait surtout que je gère les choses et que, en dehors du travail, je ne fais pas la ''pute''. Car disons les choses comme elles sont, au travail je suis payée pour danser, toucher, charmer, et parfois plus. C'est un travail que j'aime et qui paie bien. Point Barre.

    - Ted retourne jouer avec les gamines de riches …

    Pourtant ils approchent encore, même que le fameux Ted se permet de m'agripper le bras, non sans m'entendre brailler légèrement. Wil n'apprécie pas ce qui se passe, quoi de plus évident, et se relève brusquement alors que Ted m'a déjà mise debout. L'autre abrutit, dont j'ai oublié le prénom, ricane dans sa barbe, sans pour autant s'approcher. Mon regard foudroie Ted … Ma voix se fait glacial.

    - Mon chou … c'est pas parce que j'écarte pas les cuisses pour toi qu'il faut te comporter comme un vilain garçon. Mais surtout … Si tu tiens à ta vie, je te conseille de me relâcher tout de suite et d'aller voir ailleurs si j'y suis. Je crois que Monsieur O'Neil n'appréciera pas de savoir que sa petite préférée s'est faite embêtée par des gosses de riches …

    Au nom de mon patron, Ted se mit à frémir et relâcha mon bras.

    - Donc si j'étais toi je me ferais tout petit et j'éviterai de ramer mon cul au ''Honey'' pendant quelques semaines. Et ça vaut pour toi aussi ! Dis-je en jetant un regard noir à son super copain pas vraiment courageux.

    « Va t'faire foutre Lydia, t'es qu'une pute et tout le monde le sait. A moins que ton petit chéri soit pas au courant. Mec méfie toi, elle doit avoir plein de saloperie celle là … Une vraie garce. »

    Je ne peux m'empêcher de rire …

    - Oui mon chéri, une pute, tout comme toi quand tu reçois l'argent de ton papa chéri. La seule différence c'est que moi j'ai pas à supplier pour recevoir des billets verts.

    Ne jamais baisser sa garde, ne jamais faiblir, surtout pas face à deux gamins comme ça. Ou plutôt un, car il n'y a que Ted qui ose l'ouvrir. D'ailleurs son super copain lui dit de revenir, de laisser tomber. Et alors que Ted me foudroie du regard, je glisse mon bras autour de celui de Wil, faisant un grand sourire provocateur … Et Ted s'en va, en grondant dans sa barbe. Et lorsqu'ils sont suffisamment loin, je relâche le bras de mon inconnu.

    - Va falloir trouver un endroit beaucoup plus calme … Est-ce que j'aurais tord de te proposer de venir chez moi ?

    Cette fois je suis sérieuse, autant dans ma proposition que dans ma demande. J'entends par là que je veux savoir s'il fera le con si jamais je le conduits chez moi, où s'il se montrera respectueux.
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Mer 10 Fév - 2:59

    Je décide de ne pas réagir tout de suite. Ils ont beau me faire bouillir de colère, je crois qu’elle saura mieux gérer la situation que moi. Je ne fais que serrer les poings et attendre que la tempête ne passe. J’essais surtout de garder en tête que ses petits cons peuvent me dénoncer à tout instant simplement pour m’emmerder. Mais pour l’instant ils n’ont d’yeux que pour elle. Mais qu’ils ne s’avisent pas de lui faire du mal. Les répliques bien salées, elle en a visiblement en réserve. Je ne crois pas que j’aurais à intervenir, elle n’a pas besoin de moi, la petite sait très bien comment se défendre toute seule. Alors j’observe attentivement et je finis par comprendre quel doit avoir un emploi un peu spécial. Danseuse peut-être, plus je m’attarde à elle plus j’ai l’impression que ce doit être cela. Mais ça m’importe peu, au fond ça ne fait que me rassurer, je n’ai pas affaire à une étudiante, futur policière. Du moins, c’est ridicule de penser qu’elle ne pourrait pas le devenir, mais elle n’a pas tout à fait le profil de l’emploi.

    « Va t'faire foutre Lydia, t'es qu'une pute et tout le monde le sait. A moins que ton petit chéri soit pas au courant. Mec méfie toi, elle doit avoir plein de saloperie celle là … Une vraie garce. »

    Je m’avance légèrement pour répliquer quelque chose mais alors que j’ouvre la bouche, Lydia glisse son bras autour du mien et lui répond elle-même d’un ton bien assuré. Une nouvelle fois, elle m’arrache un petit sourire. Elle en aura mit plein les dents de ses mecs là. Provocatrice certes, mais prudente. Lorsqu’ils s’éloignent finalement de nous elle me relâche pour me dire qu’il faudrait trouver un endroit plus calme. Puis la proposition qu’elle me fait me surprend un brin à vrai dire. Je refuserais si je n’avais pas l’impression d’avoir autant attiré l’attention sur moi. J’aimerais bien me faire oublier quelques instants, alors je dois avouer que d’aller chez elle me serait d’une grande aide. Toutefois, si je ne m’inquiète pas pour elle, après tout, je sais parfaitement que je ne ferais pas de mal à une mouche, j’ai plutôt peur pour moi. Lui faire confiance, voilà ce qui n’est pas simple rendu où j’en suis. Je mets quelques instants avant de répondre, et je la regarde sérieusement, visiblement en plein questionnement.

    « Je n’ai pas peur de te causer des ennuis ou de te faire du mal … J’ai peur pour ce qui pourrait m’arriver à moi. C’est peut-être égoïste mais je sais de quoi je suis capable et si il y a bien une chose de certaine c’est que je ne toucherais pas à un seul de tes cheveux… Sauf que je sais d’expérience qu’un flic peut se montrer persuasif, et je ne voudrais pas t’attirer d’ennuis en ce sens là et je n’ai pas envi de me jeter dans la gueule du loup. » dis-je d’une voix basse.

    Sauf qu’elle avait raison… Ce parc bondé de gens n’était pas le meilleur endroit pour se cacher. Je m’étais assoupi, parce que je ne savais pas à quand remontait ma dernière nuit de sommeil paisible… J’étais véritablement perdu dans la petite décision que j’avais à prendre, minime, mais qui pouvait décider de mon sort rapidement. Sauf qu’il y avait près de vingt minutes que nous étions là, si quelqu’un m’avait repéré, les sirènes de polices auraient déjà mit le parc sans dessus-dessous. Après tout, aucun flic ne perd son temps lorsqu’il est question d’un homme accusé de viol et de meurtre.

    « Si tu veux toujours de moi après que je t’ai dit de quoi je suis accusé, alors je vais venir. Sache simplement une chose, si tu hurles, si tu fais un geste suspect … je vais faire en sorte que tu ne puisses pas dire dans quelle direction je suis parti… Je ne vais pas te tuer mais t’assommer. » dis-je en baissant les yeux, visiblement gêné par mes propres propos. Mais je devais être prudent. J’étais redevenu nerveux.
    « Tu n’es pas obligée d’accepter. Je ne vais pas t’agresser ici, en plein jour, alors tu es libre de refuser de me croire. »
    Bon, assez de suspense. Je sais simplement qu’en lui disant de quoi l’on m’accuse, je vais être capable de lire dans son regard si elle me ment ou non. Je suis doué pour cela et ce que je vais dire va la surprendre et ce sera simple de savoir si elle va me dénoncer ou non. Ça semble étrange, mais ce ne l’est pas, la surprise, la nervosité, comme celle que je ressentais en ce moment rend les gens particulièrement facile à cerner et à déjouer.

    « Je suis accusé de meurtre et … de viol. Je suis en cavale depuis deux jours maintenant. Je suis innocent. Je suis père, j’avais une femme. Je … c’est un coup monté. Je suis un ancien policier, je crois que l’on a peut-être voulu me faire payer certaines choses mais je suis totalement paumé et surtout, sans la moindre preuve. » dis-je d’une voix extrêmement basse et rapide tout en la fixant dans les yeux. C’était beaucoup d’informations, mais je lui expliquerais si elle voulait en entendre plus. Pour le moment je cherchais uniquement à savoir si elle était de confiance…
    « Ne cris pas … » murmurais-je d’un ton suppliant.
    Qui ne crierait pas après avoir entendu pareille histoire? Je crois qu’elle ne le ferait pas, sinon je ne lui aurais pas raconté, je ne me serais pas mis ainsi en danger. Sauf que j’ai besoin d’aide, et une aide humaine ne serait pas de refus… Je n’attends rien d’elle, sauf quelques minutes de repos et des explications sur cette ville et sur les créatures que je vais côtoyer de mon pleins gré.
    « Lydia … Je ne suis pas un violeur ni un assassin… » dis-je d’une voix basse, mais claire. Je m’imaginais toutes sortes de réactions, et j’étais actuellement très angoissé. Elle ne me connaissait pas. Comment est-ce qu’une inconnue pourrait avaler mon histoire alors que ma propre femme ni parvenait même pas? Plus les secondes passaient, plus je me disais que je faisais une grave erreur… Mais je me trompais peut-être.
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Lydia Howard
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Mer 10 Fév - 13:33

    Alors bien évidemment, proposer à un parfait inconnu, un peu étrange qui plus est, de venir à mon appartement, ça n'est pas forcément intelligent. En tout cas c'est plutôt dangereux. Mais je n'ai pas spécialement envie de laisser ce pauvre mec tout seul dans son coin. Il semble avoir sincèrement besoin d'un coup de main. Il ne connait pas la ville, il est complètement perdu ici. Si mon intuition ne me trompe pas, je pense qu'il a même de sérieux problèmes. On ne se cache pas comme ça sans raison n'est-ce pas ?! Et puis bon il n'a pas l'air franchement méchant, en tout cas il ne l'a pas encore été avec moi.

    Concernant ma sécurité … j'ai une arme chez moi. C'est illégal c'est vrai, mais c'est un moyen de défense, pour une jeune femme comme moi. Certains ne comprennent pas, comme ce petit con de Ted, qu'en dehors du travail je ne vois pas mes clients. Certains parviennent à trouver l'adresse de mon domicile. Mais croyez moi, les humains, lorsqu'ils ont une arme braqué sur la tête, ils ne font pas les malins, du moins pour beaucoup.

    Bref mon impulsivité me pousse à proposer mon appartement comme ''cachette'', comme lieu de sureté. J'aurais peut-être dû réfléchir un peu plus avant de parler, mais maintenant que c'est proposé … Mais Wilhelm n'accepte pas de suite, en tout cas il ne saute pas sur l'occasion comme certains l'auraient fait. Il me regard avec un air très sérieux, et moi j'attends … J'attends de savoir ce qu'il va dire, s'il va accepter. Lorsqu'il prend la parole, il semble toujours aussi sérieux. Il ne désire pas me causer d'ennuis, encore moins me faire du mal. Mais surtout il a peur pour lui, pour sa propre sécurité. A quoi pense-t-il en disant ça ? Pense-t-il que je suis payée par quelqu'un pour le piéger ? Je n'ai pas franchement la tête d'une espionne non ?

    Il est évident que s'il désire s'en prendre à moi et que je ne suis pas armée, je risque d'y passer, de ne pas parvenir à me défendre. Il est franchement plus fort que moi, il doit peut-être même savoir se battre. Pour ce qui est de s'attirer des ennuis, je suis assez douée pour le faire toute seule, la preuve je viens très certainement de me mettre dans une situation compliquée. Pour le coup je reste étrangement silencieuse, observant cet homme qui s'apprête à me révéler pourquoi il se comporte ainsi. J'avoue que là mon coeur bat un peu plus vite qu'à la normal. Surtout qu'il me prévient que si je me met à crier, je me retrouverai très vite assommée.

    J'inspire un grand coup sans le quitter des yeux, hochant simplement la tête pour je ne sais quelle raison.

    Et finalement les mots tombent … Meurtre, viol, cavale. J'ai un léger geste de recul, fronçant les sourcils. Je hais les violeurs, je les déteste. Mais Wilhelm clame son innocence, disant qu'il s'agit d'un coup monter. Ancien flic ? Vache ça fait beaucoup à encaisser d'un coup là. Mais je ne cris pas, j'analyse aussi vite que possible. Il semble sincère. Les gens qui mentent j'ai tendance à les repérer facilement. Lui ne semble pas mentir.

    Je soupire alors qu'il me demande, presque en suppliant, de ne pas crier. Et à nouveau il clame son innocence. Bon sang dans quelle histoire je viens de me fourrer ? Encore un truc du fou. Abriter un fugitif c'est être complice de son crime, complice de sa fuite. Je peux refuser je le sais, je peux facilement l'envoyer chier, lui promettre de ne rien dire et m'en aller comme si de rien était. Pourtant si ce qu'il dit est vrai, s'il est vraiment innocent … Alors je ne peux pas le laisser seul dans cette ville, il risquerait de se faire attraper. Je m'en voudrais d'avoir laissé un innocent se débrouiller tout seul.

    - Et ben … sacré histoire n'est-ce pas ?!

    Je regarde autour de nous … Vraiment il ne va pas pouvoir rester ici. Et en même temps, si il était vraiment méchant, il m'aurait forcé à le conduire chez moi, alors que là il me laisse le choix. C'est certainement idiot de croire à sa version, de croire qu'il est innocent sans même chercher à en savoir plus. Mais pour le moment, si je suis retrouvée ici en sa compagnie, ça risque de ne pas être bon. Si on traîne ici, on risque d'être vus. Autant bouger, j'aviserai une fois chez moi.

    - Bon … Comme je te l'ai proposé on va allé chez moi, je vis au 4ème étage d'un immeuble très calme, on y sera tranquilles. Je te préviens, demain soir je travaille, si tu me séquestres mon patron enverra ses hommes chez moi et là tu passeras un sale quart d'heure. Mais j'ai bien l'impression que tu ne le feras pas.

    Je le jette un regard voulant dire ''Tu ne le feras pas n'est-ce pas ?!'' … Je lui tend ma casquette, piqué à l'une de mes connaissance masculine.

    - Met ça, ça fait camouflage … Tu vas me suivre, tu vas me faire confiance, de toute façon tu n'as pas vraiment le choix n'est-ce pas ? On va sortir du parc tranquillement, je vais héler un taxi et on va rentrer chez moi. Détends toi et essayes de te comporter le plus normalement possible …

    Pendant le temps passé à parler, j'ai attaché mes cheveux et posé mes lunettes de soleil sur le sommet de mon crâne. Cette fois il va falloir bouger de là. Lorsque je lui dis qu'il devra être le plus détendu possible, ça n'est pas pour rien … Je lui attrape la main, noue mes doigts aux siens, comme un parfait petit couple d'amoureux.

    - Joues le jeu, c'est pour ton bien, lui dis-je en lui adressant un clin d'œil.

    Sincèrement, si il veut s'en sortir il va devoir me faire confiance. Connaissant bien le parc, je me dirige tout droit vers l'une des sorties. Je marche naturellement, sans me montrer pressée, jetant quelques faux coups d'œil pleins d'amour à Wilhelm.

    - Tu vois ici si tu ne t'occupes pas des gens, ils ne s'occupent pas de toi. La plupart des humains ne cherchent pas les ennuis, pas ceux qui fréquentent ce parc en journée en tout cas. La peur des Vampires est belle et bien présente et avoir des ennuis la journée, c'est avoir des ennuis une fois la nuit tombée.

    Je parle à voix basse, personne ne m'entend à part Wil.

    Nous voilà sortis du parc. Je héle un taxi comme une vraie fille de Chicago et très vite il s'arrête devant nous. Jolie voiture d'ailleurs, jaune comme tous les taxis de la ville. Je grimpe à l'intérieur en laissant Wil' me suivre.

    - 2903 South Parnell Avenue s'il vous plait, dis-je au chauffeur en lui lançant un charmant sourire dans le rétroviseur.

    Je reste très proche de Wil', pour que notre petit couple ne passe pas pour un faux. Mais les regards insistants du chauffeur m'énerve un peu … Alors je sors le grand jeu. Pour cacher le visage de Wilhelm de la vue du chauffeur, je me glisse près de lui, du coup seul l'arrière de mon crâne est visible.

    - Joues le jeu … tu peux même m'embrasser, lui murmurai-je à l'oreille, amusée.

    Je suis caméléon, rien ne me dérange et embrasser un inconnu pour sa survie ne me dérange pas non plus. Maintenant à voir comment Wil' va se comporter. Il nous reste une vingtaine de minutes avant d'être arrivés chez moi, il va bien falloir faire passer le temps sans passer pour un faux couple.

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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Jeu 11 Fév - 5:09

    J’étais nerveux, sa réaction pouvait dépasser ce que je m’imaginais, elle pouvait faire ou dire n’importe quoi et moi je ne savais même si j’aurais le courage de m’en prendre à elle. Le dire et le faire, il y avait une grande différence entre les deux. Mais sûrement que mon instinct de survie m’empêcherais de resté figé si elle décidait de hurler mon crime sur tous les toits. L’adrénaline m’empêcherais de la laisser ruiner tous mes efforts jusqu’à maintenant.

    - Et ben … sacré histoire n'est-ce pas ?!

    La mâchoire me serait tombée sur le sol si elle n’était pas fermement accrochée à ma tête… C’était la première fois que l’on me répondait de la sorte après que j’ai raconté mon histoire. Ma femme m’avait traité de menteur, j’avais vu dans les yeux de mon avocat que ma cause était sans espoir et que je le répugnais, le juge n’avait pas été aussi discret sur ce qu’il pensait de moi. Et pourtant, si j’avais bien vu la surprise et une certaine crainte, je ne voyais pas plus que ça. Elle n’était même pas effrayée. Je ne pouvais pas avouer avec certitude qu’elle me croyait, et ça n’avait pas tellement d’importance. Le fait étant qu’elle voulait bien me venir en aide. Je resterais sur mes gardes, et sûrement qu’elle aussi. Mais elle allait me sortir d’ici et c’était vraiment tout ce qui comptait pour moi actuellement.
    La surprise sur mon visage fit alors soudainement place à un éclat de rire. Je n’avais plus ris depuis… Je ne savais même plus quand. Mais il y avait longtemps. Lydia était rafraichissante, simple et gentille. Si ma femme avait été comme elle je n’en serais probablement pas rendu au point où j’en suis; c'est-à-dire paumé, sans argent et en cavale.

    « Et toi une sacrée fille. » dis-je gentiment tout en m’arrêtant doucement de rire.

    Elle venait tout juste de reprendre sa proposition, comme si je venais tout juste de lui raconter une histoire banale et sans le moindre intérêt. Mais je devais avouer que moi, ça me faisais un bien fou. Je venais de lui dire que j’étais accusé de meurtre et de viol, et elle s’adressait à moi comme si je lui avait parlé de ma fin de semaine banale et sans intérêt. Elle ne le savait pas, mais elle faisait un grand bien à ma santé mentale, elle me faisait me sentir réellement innocent, ce que j’étais. Difficile d’y croire lorsque l’on est en cavale…

    - Je te préviens, demain soir je travaille, si tu me séquestres mon patron enverra ses hommes chez moi et là tu passeras un sale quart d'heure. Mais j'ai bien l'impression que tu ne le feras pas.
    Je ne perdis pas mon petit sourire amusé. Elle me changeait énormément les idées, et elle était bien l’unique personne au monde à être capable de blaguer avec mon crime…
    « et bien merde … voilà que mon plan tombe à l’eau dans ce cas… » Je terminais, plus sérieusement : « Je vais me tenir à carreau, je sais que ma parole ne vaut pas grand-chose mais je n’ai pas d’arme, je n’ai pratiquement rien avalé depuis plus de trois jours… alors ta grand-mère pourrait certainement se défendre contre moi » bon et bien pas si sérieusement finalement. Mais c’était véridique. Je n’étais pas en très grande forme et surtout, je manquais cruellement de sommeil. Elle me donna alors sa casquette que j’enfilais rapidement. J’avais évidement comprit où elle voulait en venir. Elle m’expliqua ensuite que je devais lui faire confiance, qu’il fallait que je me détende et que j’essaye de me comporter le plus normalement possible. J’hochais simplement la tête. Je pouvais faire ça. Toutefois je ne savais pas encore ce que normalement voulait réellement dire pour elle. Elle agrippa ma main et nous étions partie pour un long chemin vers son appartement. Je baissais les yeux vers sa main et elle ajouta de jouer le jeu. Je vins pour rouspéter mais déjà elle appelait un taxi et nous étions à l’intérieur…

    Dans la voiture, elle grimpa rapidement sur mon, murmurant à mon oreille que je pouvais l’embrasser si je voulais. Elle jouait les couples. Mais elle ne se rendait pas compte que si le chauffeur nous observait ce n’était probablement pas à cause de mon visage… Mais plutôt parce que nous formions un couple des plus étranges… Je me sentis rougir légèrement. Je n’avais pas l’intention de l’embrasser… Je chuchotais plutôt à mon tour à son oreille.
    « Tu sais que je pourrais être ton père? C’est pour ça qu’il nous regarde… »
    Un silence énorme s’installa. Nous devions faire quelque chose, c’était tout simplement lourd et étrange qu’un couple visiblement proche l’un de l’autre ne s’adresse pas la parole et ne fasse rien d’autre (Histoire d’avoir la bouche occupée pour ne pas parler) Elle était toujours contre moi et je savais qu’actuellement elle était la seule à avoir fournis une idée avec un certain bon sang. Je soupirais et je fermais les yeux, non pas qu’embrasser une femme me gênait, ni même une inconnue. Elle me semblait très jeune et c’était ce qui me troublait. Timidement, je glissais mes mains sur sa taille et mes lèvres vinrent trouver délicatement les siennes. La première pensée que j’eu était que ses lèvres goutaient les agrumes. Un regard vers le chauffeur et je vis qu’il ne s’intéressait plus aux amoureux en rut sur son banc arrière. Heureusement pour nous…

    Le taxi finit par s’immobiliser. Elle paya puis elle m’attira vers son appartement.
    « Des amis … de la famille … ça ne te dit rien ça? J’ai quarante ans et tu me fais passer pour ton copain, j’ai plutôt l’air d’un vieux pédophile » dis-je d’un ton découragé. J’avais maintenant l’impression que ce ne serait pas de tout repos avec elle.
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Lydia Howard
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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder] Jeu 11 Fév - 9:37

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MessageSujet: Re: Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder]

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Quand on est poli, on dit pardon [Wilhelm Sheidder]

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