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Trouver du réconfort [E.]

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Ivan Nikolaï
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MessageSujet: Trouver du réconfort [E.] Jeu 23 Sep - 18:49

1 Janvier 2021, quelques heures après le drame.


J'étais dans un taxi. L'adresse du destinataire ? Aucune idée. Je lui avais dit de rouler, sans savoir de suite où je voulais et devais me rendre. Mes vêtements étaient tâchés de sang, mes mains également. Sur mon visage les larmes de sang avaient laissé leurs traces malgré le filet d'eau que j'avais jeté sur mon visage. Je sortais tout droit de l'hôpital. Derek m'avait renvoyé chez moi, disant que j'étais inutile ici et que le soleil finirait par me prendre au piège au sein de l'hôpital. Ce fut une chose horriblement douloureuse pour moi que de quitter les lieux, d'abandonner Katelyn qui était entre les mains des médecins. Ce fut horrible pour moi d'abandonner le corps sans vie d'Amanda, morte suite aux coups de feux qui avaient retentit lors de la soirée.

J'étais anéanti, je souffrais terriblement. J'avais envie de hurler ma rage, de détruire l'humanité toute entière. J'avais espéré que mon sang sauve Amanda mais ça n'avait pas été le cas. La blessure, trop bien placée, trop profonde lui avait couté la vie. Morte à cause de moi, parce que des humains me haïssaient. Et Katelyn, gravement blessée pour les mêmes raisons. Je m'en voulais terriblement, d'avoir organisé cette soirée, d'avoir voulu que mes proches soient près de moi durant le discours. Tout était de ma faute.

Où aller ? Chez moi ? Pour entendre mes domestiques me plaindre, me demander comment j'allais ? Pour tourner dans ma chambre comme un lion en cage ou pleurer dans les draps de Katelyn ? J'allais devenir fou. Je ne pouvais pas, ne devais pas rentrer chez moi. Alors, contre toute attente, ce fut à elle que je pensais, donnant son adresse au chauffeur. Qui ? Espérance …

Pourquoi elle ? Parce qu'elle était elle justement. Parce qu'elle me connaissait mieux que personne, parce qu'elle était celle qui me rattachait à la vie à cet instant, la seule à qui je pouvais me raccrocher. Derek ne voulait pas de moi à l'hôpital, je ne pouvais rien faire pour celle que j'aimais … Je n'avais personne d'autre. Je n'étais pas certain qu'Espérance m'accueille avec plaisir, je ne savais même pas si elle serait chez elle.

Était-elle au courant ? Avait-elle suivit les événements à la télévision ?

J'avais réussi à fuir les journalistes qui s'étaient regroupés devant l'hôpital. Je n'avais pas eu la force d'affronter la presse. Pas ce soir là. Le lendemain peut-être … Ou quelqu'un d'autre s'en chargerait. Mais pas tout de suite, c'était impossible, je n'en avais pas la force.

« Monsieur Nikolaï, nous sommes arrivés. »
- Merci beaucoup, dis-je en lui tendant les billets. Gardez la monnaie. Rentrez chez vous, profitez de votre famille mon ami.

Je claquais la portière derrière moi pour rentrer dans l'immeuble. Un couple venait de sortir, me regardant avec effroi, murmurant quelques mots que je n'écoutai pas. Je gravis les marches qui menaient jusqu'à l'appartement d'Espérance.

Comment me sentais-je ? Difficile à dire. Quelque part j'avais peur qu'elle ne me rejète. J'espérais sincèrement qu'elle me laisse entrer, ne serait-ce que quelques minutes. Je ne pouvais tout simplement pas rester seul. J'avais mal, mon coeur saignait et mes yeux étaient rougis par les larmes de sang qui ne cessaient d'embrouiller ma vue.

Arrivé devant sa porte, j'eus quelques secondes d'hésitation. Elle était là, je pouvais la sentir. Je ne frappais pas, j'entrais dans son esprit.

~ Espérance … J'ai besoin de toi. ~

Quelques mots murmurés dans son esprit. J'espérais qu'elle avait regardé les informations, qu'elle savait quel drame s'était produit. Je n'avais pas envie de tout ré expliquer. J'avais juste besoin de me poser, de souffler.
Ma main se posa sur la porte, appuyé contre l'encadrement, j'attendais. Lorsque la porte s'ouvrirait, elle aurait face à elle un homme qu'elle n'avait jamais vu. Anéantit par la souffrance, recouvert de sang. J'étais vidé, je souffrais. J'aurais voulu mourir à la place d'Amanda. J'aurais voulu souffrir à la place de Katelyn … Mais j'étais là, devant la porte de mon ancien Amour.

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Jeu 23 Sep - 21:24


Le nouvel An...Chaque année c'est pareil, les humains en font tout un cirque. Des fêtes grandioses, des feux d'artifices, de la musique, du champagne... Ce n'est rien d'autre que le jour où le monde vieillit un peu plus. C'est ca qui est fabuleux chez tous ces mortels ils savent pertinemment qu'ils vont mourir un jour et inconsciemment ils fêtent chaque jour qui les rapproches de la fin, chaque années qui passent. Mais ils semblant si heureux, pourquoi leur gâcher ce plaisir.

En temps normal, le réveillon du nouvel An était un évènement qui se déroulait toujours bien en général. Trop absorber à faire la fête et à boire ils en oubliaient pendant une nuit de se faire la guerre. Mais ce soir rien ne se passa comme prévu, ce soir ces idiots s'attaquaient à la mauvaise personne, ce soir ils avaient fait l'erreur de leur vie.

Je n'avais rien fait de ma soirée, enfin poussée par la curiosité je m'étais rendue à la fête donnée par le Maire pour sa belle ville de Chicago. Il était là, imposant, fière, avec son humaine derrière lui, pathétique... Et tout d'un coup tout avait changé. La soire était devenue un enfer, un véritable enfer. Une sorte de rébellion avait eu lieu visant Ivan ou du moins les "femmes" de sa vie. Son assistante tuée et sa petite-amie à l'hôpital, d'après les infos à la télévision. Sur place j'avais vu ce qui s'était passé, enfin vaguement, de loin c'était difficile, même pour un vampire. J'avais vu sa détresse et la panique, mais j'étais resté au loin, je ne faisais plus parti de sa vie, alors j'étais partie, encore.

L'aube sera bientôt là, enfin dans plusieurs heures. La nuit est encore noire. Je faisais les cent pas dans mon salon, les idées embrouillées, je ne parvenais pas à mettre mon cerveau sur PAUSE. Je ne cessais de penser, une bouteille de Vodka à la main, simplement habillée de mes sous-vêtements et d'une chemise blanche. Des voix hurlaient dans ma tête, j'avais l'impression de devenir folle, quand soudain une voix se fit plus forte, et celle-ci elle ne sortait pas de mon cerveau en fusion. Je stoppa alors mes aller-venu et allait ouvrir la porte. Il était là, dans un était que je ne pourrais décrire. Jamais je ne l'avais vu comme ca, il semblait vidé, épuisé. Il était venu chez moi...Et j'étais plutôt surprise, mais terriblement prête à l'accueillir. Je savais qu'il ne voulait pas parler de cette soirée, il ne voulait pas que je lui demande comment ca allait, il voulait simplement ne pas être seul pour ne pas se retrouver en tête à tête avec ses regrets et sa culpabilité. Je posais alors ma main sur sa joue et me rapprochais de lui. Je pris sa main et l'entraina dans l'appartement. Il me faisait tellement de la peine. Je posais ma bouteille et le prenais dans mes bras...

- Je suis là Ivan, je le serais toujours.
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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Ven 24 Sep - 7:28

Je n'étais pas certain de faire le bon choix. Je ne savais pas si Espérance était la femme à retrouver dans de telles circonstances. N'aurais-je pas du rentrer chez moi, prendre un bain, boire un verre et me couchant, attendant que le soleil finisse de briller sur notre partie du globe ?! N'aurais-je pas du rester seul à pleurer et maudire la terre entière ? Certainement. Oui j'aurais peut-être du. Je n'aurais peut-être pas du retourner auprès de mon ancien amour alors que celui que j'aimais vivait de terrible moment à l'hôpital. Derek était son seul soutien pendant que je devais m'abriter du soleil … Et au lieu de m'abriter, de me reposer, je foulais le sol de cet immeuble en quête de quoi ? D'affection , de réconfort ?

Je n'avais plus toute ma tête, je n'étais plus moi. Fini l'homme droit, sûr de lui, qui garde la tête froide en toutes circonstances. Non là je n'étais plus rien à part une épave. Je n'avais plus la carrure de l'homme politique, du Vampire extrêmement âgé. J'étais pire que le plus commun des mortels. J'étais exténué, terrifié. J'avais, en quelques instants, perdu tout le contrôle de ma ville, de ma vie. J'avais, en quelques heures, vu mourir mon Assistante et vu celle que j'aimais dans un piteux état, état jugé très inquiétant par les médecins. J'avais vu, en une soirée, mon meilleur ami et bras droit gérer les choses bien mieux que moi.

J'avais perdu tous mes moyens et j'avais besoin d'Espérance. Du seul repère qui pouvait encore me raccrocher à la réalité, tout en m'éloignant de celle-ci, en me faisant partiellement oublier cet événement tragique qui s'était déroulé quelques heures plus tôt.

La porte s'ouvrit, mon bras tomba le long de mon corps. Elle était là, si belle dans cette tenue si simple. Elle m'observait et je restai là sans rien dire avec ce poids monstrueux qui pesait lourd sur mes épaules d'habitude si solides. Sa main glissa sur ma joue et elle m'attira à elle en me prenant tendrement par la main, m'entraînant dans son appartement. Et puis elle me prit dans ses bras. Moi si grand, elle petite et fragile. Son corps se moula au mien, mes bras l'enlacèrent et mon visage alla se cacher au creux de son cou. Le parfum de sa peau, de ses cheveux m'enivrèrent, me ramenant à une époque où nous étions si heureux.

Ses quelques mots … Je ne pus dire s'ils me firent du bien ou non. N'importe qui pouvait promettre d'être toujours là. Elle même l'avait déjà fait et pourtant elle s'en était allée. Mais était-ce le bon moment pour penser à tout cela ? Pas vraiment … La gardant tout contre moi, je n'avais pas honte de me montrer faible, de me laisser aller. Doucement, le visage perdu dans ses cheveux, je murmurai.

- Je ne savais pas où aller. Je … je ne pouvais pas rester seul, pas après ce qui s'est passé.

Sans le vouloir, mon esprit se connecta au sien. J'avais beau être âgé, il y avait des choses qui me dépassaient parfois. Je su alors qu'elle avait assisté aux festivités, qu'elle était au courant. Cela me fit un poids en moins, je n'avais pas à expliquer mon état.

J'aurais pu rester des heures dans ses bras, pourtant j'avais besoin de m'asseoir. L'attirant avec moi, je pris la direction du canapé. Les coudes posés sur mes genoux, le visage dans mes mains, je soupirai.

- Je rentre tout juste de l'hôpital. J'ai été stupide de croire que les choses pouvaient bien se passer. A cause de ma stupidité mon Assistante est morte et … et Elle est gravement blessée.

J'attrapai la bouteille de vodka qu'elle avait posé, sans demander, buvant une gorgée qui brûlait ma gorge. Avant d'ajouter.

- Si tu ne veux pas de moi ici je peux comprendre. Je sais que ça n'est certainement pas la meilleure idée que j'ai eu en venant ici mais pour être sincère … Mon regard se posa sur elle. Tu es la seule personne qui me reste ce soir. La seule capable de me comprendre sans me juger. La seule à pouvoir me faire du bien …

Triste réalité. Malgré le mal qu'elle m'avait fait enduré en me quittant, elle était celle vers qui je me retournais. Je ne savais pas quoi faire. J'aurais peut-être eu besoin d'un bain, d'un peu de sang aussi pour me revigorer. Mais je ne savais plus quoi faire. Je n'étais plus en état de réfléchir convenablement.

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Dim 26 Sep - 21:25

Je n'aurais jamais cru qu'il vienne chez moi après un évènement comme celui-ci. De toute mon existence je n'avais jamais eu de famille ou de personne de confiances avec qui je partageais mes sentiments. Quand j'étais triste, que je souffrais je n'avais personne pour me consoler ou me remonter le moral. J'avais toujours été le genre de personne qui est la cause de souffrance, celle qui fuit...Alors ce soir, voir Ivan devant la porte, plus désespéré que jamais, j'étais surprise, que ca soit vers moi, qui l'avait déçu et blessé, qu'il se tourne. Mais cela montrait qu'il y avait réellement quelque chose entre nous, du moins il restait un lien que rien ne pourrait briser, il restait ce lien qui nous unissait et qui rendait notre relation unique.

Rien qu'en le regardant je voyais qu'il n'était pas tout à fait lui même. En fait j'avais devant mes yeux un homme qui était à cœur ouvert et à fleur de peau. L'image de l'homme fort, dur, effrayant était tombée tel un mur, toute cette souffrance avait fait ressortir ce qu'il y avait de plus humain en Ivan. Il apparaissait devant moi sans armure, complètement désarmé...

Je n'avais jamais eu à consoler des gens et j'avoue que je ne savais pas quoi lui dire ni quoi faire. Mais quand j'étais avec lui, tout mes gestes me semblèrent naturels et instinctifs. Je le serrais contre moi, en fait sa taille et sa carrure faisait que c'était plutôt lui qui me prenait dans ses bras. Je sentais nos deux corps l'un contre l'autre, ses bras tels des étaux et sa tête dans le creux de mon cou. Avant qu'il ne me le dise je me doutais qu'il ne pouvais rester tout seul. Il m'attira alors vers le canapé, il s'asseya et prit sa tête dans ses mains. Il s'en voulait, mais il n'y pouvait rien. La soirée avait dégénéré et tout ce qui s'était passé n'était en rien sa faute, la seule coupable était la bêtise humaine. Mais je savais que tout les mots du monde ne pourrait le convaincre...Il attrapa ma bouteille de Vodka et en but une gorgée. Je m'accroupissait par terre, à ses pieds, posant mes mains sur ses genoux.

- Tu as bien fait de venir. Je vais m'occuper de toi.

Je passais ma main sur sa joue et plantais mes yeux dans les siens, son regard était empli de tristesse, c'était affreux. C'était comme s'il avait tout perdu en l'espace d'une soirée, je compris alors l'attachement qu'il avait pour cette humaine et mon coeur se serra un peu plus. Il était dans un sale état. Je me levais, m'approchais de lui et lui ôtais sa veste.

- Tu vas prendre un bain, ca te fera le plus grand bien.

Je m'éloignais en direction de la salle de bain. Je mis alors couler l'eau chaude à fond. La buée envahissait déjà la petite pièce, j'étais en train de chercher du bain moussant quand j'entendis quelque chose, je me retournais et le vit adossé à l'encadrement de la porte. Je soupirais, je mettais la main dans l'eau vérifiant la température avant d'aller vers lui. Il était tel une poupée de chiffon complètement mou et sans réflexe. Mais j'allais tout faire pour qu'il aille mieux!
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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Ven 15 Oct - 7:20

Malgré les années, malgré la souffrance endurée, le lien entre Espérance et moi n'était pas totalement mort. Il restait un quelque chose auquel je pus me raccrocher cette nuit là. Ce fût peut-être malsain en sachant les sentiments de la belle pour moi. Ce fut ignoble au vue de ma relation avec Katelyn et j'allais devoir assumer ce choix, assumer mes actes. Mais à cet instant je ne pus penser à tout ceci, je ne pensai à rien d'autre qu'à cette maudite nuit qui avait tout ruiné. Je ne pensai pas aux conséquences réelles des évènements passés, aux répercutions sur ma ville. Cela me dépassait trop. J'avais du sang sur les mains, dans tous les sens du terme. A cause de moi il y avait eut morts et blessés. A cause de moi Elle était allongée sur un lit d'hôpital et je ne pouvais prédire l'état dans lequel je la retrouverai la nuit suivante.

Espérance était d'une douceur incroyable avec moi, comme dans le passé. Nous n'avions jamais vécu de choses dramatiques ensemble car notre passé commun avait toujours été des plus agréables, malgré quelques disputes parfois, mais quoi de plus naturel dans un couple … couple que nous n'étions plus depuis longtemps. Pourtant elle était là pour moi. Elle aurait pu me rejeter, me dire qu'elle ne voulait pas être mêlée à tout ceci, que je n'avais qu'à me débrouiller seul. Mais non, elle était là, fidèle à notre union fragile qui renaissait depuis peu.

L'homme fort et sûr de lui avait disparu, laissant place à l'homme abattu. Je n'étais plus capable de réfléchir et, depuis très longtemps maintenant, je ressentais la peur. La peur de tout, le dégoût aussi, mais ce sentiment là m'était bien plus familier. La peur était presque nouvelle pour moi et je ne su comment la gérer. J'avais fait tombé toutes les barrières, tous les masques que j'étais capable de porter en temps normal. J'étais plus humain que jamais, plus fragilisé surtout.

La belle se mit accroupie à terre, à mes pieds, posant ses mains sur mes genoux en me disant que j'avais fait le bon choix en venant la retrouver, qu'elle allait s'occuper de moi. C'était bien de ça que j'avais besoin. Je n'étais plus capable de m'occuper de qui que ce soit, pas même de Katelyn. J'avais besoin qu'on s'occupe de moi, qu'on me guide, qu'on m'épaule. Espérance semblait la seule, à cet instant, à pouvoir le faire.

- Merci, soufflai-je simplement.

Mon coeur mort était douloureux. Un poids énorme serrait ma poitrine, comme si j'avais été un humain en manque d'air. Le simple contact de ses doigts sur ma joue me fit frissonner mais me fit également du bien. Sa présence était rassurante et familière. Je savais que, malgré tout, cette situation devait être extrêmement douloureuse pour elle. Car cette nuit là, elle comprit à quel point Katelyn comptait pour moi. Car même si c'était vers elle, mon ancien amour, que je m'étais tourné, j'étais anéanti par ce que Katelyn avait vécu.

Incapable de prendre la moindre décision, je la laissai faire. Elle me retira doucement ma veste tâchée elle aussi de sang et décida que je devais prendre un bain. Oui, cela pouvait me faire du bien, certainement. Je ne savais plus. Elle me quitta pour rejoindre sa salle de bains. J'entendis l'eau qui commençait à couler. Alors tel un zombie je me redressai, buvant une gorgée d'alcool avant de prendre moi aussi le chemin de la pièce, rejoignant Espérance. En silence j'avançai et m'adossa à l'encadrement de la porte, observant cette femme si sublime. Bien malgré moi, je me mis à repensé à notre passé, à cet amour si puissant qui nous avait unis et qu'elle avait fuit. Bien malgré moi j'en vins à penser que cet amour avait été bien plus simple que mes sentiments pour Katelyn. Deux immortels étaient fait pour être ensemble, rien ou presque ne pouvait arriver à un tel couple. La mort était très peu probable, à moins d'un réel accident … et encore. Alors qu'avec une mortelle la mort planait constamment sur nos têtes. Viendrait un jour, si je ne transformai pas Katelyn, où elle finirait par mourir, de vieillesse, de maladie … Elle finirait par vieillir, par s'affaiblir. Comment pouvais-je supporter de la voir partir alors que moi j'étais figé dans mon âge pour l'éternité ?

Un soupire silencieux s'échappa de mes lèvres alors qu'à nouveau la belle s'approchait de moi. Mon regard plongea dans le sien.

- Que vais-je faire Espérance ? Comment pourrais-je affronter tout ceci ? Pour la seconde fois depuis ma renaissance je me sens incapable de quoi que ce soit.

Je fermais les yeux, soupirant douloureusement. Je sentis les doigts de la belle se glisser sur ma chemise qu'elle déboutonna doucement. Et je la laissai faire. Ce contact était rassurant, sa présence toute entière était rassurante. Petit à petit mes vêtements quittèrent mon corps pour rejoindre le sol. Entre nous il n'y avait plus aucune pudeur. Je connaissais son corps mieux que personne et elle connaissait le mien mieux que n'importe quelle femme. Je me laissai donc guider dans le bain brûlant, insensible à la chaleur de l'eau. Ma tête bascula en arrière, s'appuyant sur le bord de la baignoire.

- Avec toi les choses auraient été tellement plus simples. Tellement différentes, murmurai-je les yeux toujours fermés.

Je ne pouvais le nier, espérance me faisait toujours du bien malgré le temps et les douleurs de la séparation. Elle me plaisait toujours. De toute manière comment oublier un amour si fort ?

[HJ : désolé pour le retard. Je me suis permis d'avancer certaines choses, j'espère que ça t'ira ^^ ]

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Ven 15 Oct - 20:12

Sa présence ici ne prouvait qu'une chose, le lien qui nous unissait n'était pas totalement mort, il existait toujours des braises au fond de nos coeurs. Les années avaient passées et une couche de poussière s'était posée sur notre histoire, mais je savais que pour lui comme pour moi les souvenirs étaient bien présent, rien n'avait été oublié. Comment oublier tout ce que nous avons vécus?! C'était la seule période de ma vie dont j'étais fière et qui me redonnait le sourire quand j'y pensais. Le reste n'avait rien de glorieux ou d'heureux.

J'étais surprise qu'il se tourne vers moi, mais je devais être la dernière personne qui lui restait, j'étais sans doute le dernier choix, le choix de secours...Mais dans l'état dans lequel il était, toute sa méfiance et sa rancœur à mon égard s'était envolé, il avait juste su que je serais là pour lui. Jamais je n'aurais pu lui fermer la porte au visage. Surtout en le voyant si triste et si faible. On aurait pu s'en prendre à lui, et ca je ne le supporterais pas. Vivre sur une Terre où il n'est plus n'était pas envisageable, impossible.

Je lui fis couler son bain, il en avait bien besoin. Dans la salle de bain, là face à moi, il est désemparé. Il me demandait comment il allait faire pour surmonter tout ca. C'était la seconde fois de son immortalité qu'il ne savait pas quoi faire, qu'il se sentait incapable. je pus comprendre que la première fois avait été mon départ. Imaginer l'avoir mit dans un tel état me rendait malade. Le voyait immobile, je commençais à lui déboutonner sa chemise, il n'y avait aucune pudeur entre nous, ce stade avait été dépassé depuis longtemps. Chaque courbe de son corps était ancrée dans ma mémoire. Je lui enlevais tout ses vêtements, il était toujours aussi beau. Il rentrait dans l'eau chaude. Il ferma les yeux et appuya sa tête sur le rebord de la baignoire.Et il me murmura que les choses auraient été tellement plus simple avec moi, tellement différente. Mon dieu qu'il avait raison! Nous serions encore ensemble heureux, unis, dévorés par notre amour. Alors que nous étions séparés et animés par nos souvenirs. Je m'accroupissais près de lui, et caressait son front, relevant ses cheveux. Il était tout pour moi. Autant pour lui je n'étais que son dernier recours, il avait tellement de gens sur qui compter. Mais moi je n'avais que lui.

- Oui, tout aurait été différent. Mais rien ne se passe jamais comme prévu et on doit faire avec même si c'est dur, alors ne te laisse pas subjuguer par la tristesse, Ivan. Bats-toi.


Il ne devait pas abandonner et se laisser aller, qui sait ce qui pourrait lui arriver. Le pire était à prédire. En tout cas quoi qu'il fasse et quelque soit les choix qu'il fera je serait là avec lui. Je pensais qu'il aurait surement besoin d'être un peu seul, ou du moins sans moi. Je me levais et posais un baiser sur son front. Il aurait besoin d'intimité ou alors de ma présence...
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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Mer 3 Nov - 9:11

La présence d'Espérance était réconfortante. Lorsque tout va mal il est toujours bon d'avoir un point de repère, quelque chose ou quelqu'un qui nous permet de nous raccrocher à notre quotidien, à notre vie. Espérance était cette personne qui me permettait de tenir le coup, d'accuser le choc bien que difficilement. Elle me rappelait les moments agréables de ma vie, ceux où les soucis ne s'étaient jamais posé, ceux où tout allait bien. J'avais besoin de ça, de me remémorer des instants calmes et agréables pour ne pas laisser les sombres pensées m'envahir et me détruire.

L'eau chaude caressait mon corps, détendait mes muscles petit à petit. Paupières closent je sentais la présence de la belle à mes côtés. Son parfum m'enivrait, ses gestes me rassuraient. Je retrouvai la femme tendre, douce que j'avais tant aimé. Une femme maternelle malgré les apparences, qui aurait été prête à beaucoup pour moi. Ce geste tendre, sa main caressant mon front, parvenait à me rassurait, à calmer cette rage qui consumait mes entrailles, qui faisait hurler ma Bête de rage. Ses mots, doucement, pénétrèrent en moi. Elle avait raison, je ne devais pas laisser la tristesse prendre le dessus, je devais continuer à me battre. Seulement je ne savais guère comment le faire. Ma seule envie était de réduire ces ordures à l'état de cendres, de leur arracher le coeur de la poitrine, de l'écraser entre mes doigts ensanglantés. J'avais envie de les entendre hurler, d'arracher leurs têtes, de venger ces deux femmes innocentes … de venger celle qui partageait ma vie.

Les lèvres de la belle se posèrent sur mon front, dans un geste tendre et naturel. En silence elle se redressa. Avant qu'elle ne quitte la pièce, ma main attrapa son poignet. Mon visage se tourna vers le sien et d'une voix faible je murmurai un simple ''merci''. Je savais pertinemment que je n'avais pas des tonnes de choses à dire. Elle comprenait l'ampleur et l'importance de ce simple merci.

Je relâchai sa main, la laissant quitter la pièce. Même si sa présence m'était agréable, j'avais néanmoins besoin de me retrouver seul quelques instants. Le calme s'empara de la salle de bain. Devant mes paupières à nouveau closes, les images de cette horrible soirée défilèrent. Je revoyais mon assistante en sang, mourant près de moi. Je revoyais Derek m'annonçant que Katelyn était grièvement blessée.

L'odeur du sang que j'avais encore sur les mains, chatouillait mes sens, me faisant gronder. Mes mains plongées dans l'eau se crispèrent, mes ongles pénétrèrent mes paumes, déchirèrent la chaire, faisant couler le sang qui se mêlait à l'eau du bain. Les plaies purent rapidement cicatriser, malgré le sang que j'avais perdu en cherchant à sauver Amanda.

Quelques minutes passèrent durant lesquelles je restais ainsi immobiles. Des larmes de désolation, de rage, de peine, coulèrent le long de mes joues, traçant des sillons rougeâtres sur ma peau blafarde. Puis vint le moment de se reprendre, de laver ce sang qui souillait mon corps. Je sortis de l'eau propre et frais. L'eau salie s'écoula dans les canalisation, emportant les traces de cette nuit macabre. Je pris le temps de me sécher rapidement à l'aide d'une serviette qui trainait, l'enroulant ensuite autour de ma taille. Je n'eus guère l'envie de remettre ces vêtements tâchés de sang. Il aurait fallut les laver, mais chaque chose en son temps.

Je quittai la pièce, rejoignant le salon où Espérance était restée.

- Je sais que … que c'est beaucoup demandé Espérance et à nouveau tu es en droit de refuser. Mais j'aimerai passer la nuit ici, dormir chez toi.

Je m'étais avancer, doucement, vers elle. J'avais des cernes marquées, les traits tirés. J'attirai son corps vers le mien, tendrement, sans lui faire de mal. J'étais beaucoup trop grand pour elle, cela nous avait toujours amusé. Plié en deux ou presque, je venais enfouiller mon visage dans ses cheveux.

- Aide moi à oublier cette nuit. Aide moi à penser à autre chose Espérance. Je t'en supplie.

Ces quelques mots furent murmurés à son oreille, comme une supplication.

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Mer 3 Nov - 10:32


La situation était plutôt délicate. Ivan était dans un état lamentable, achevé, cette soire lui avait été fatale. Jamais je ne l'avais vu ainsi. Il souffrait tellement, je voyais à quel point il tenait à cette humaine. Il l'aimait. Mais il était tout de même venu vers moi, c'était la preuve que je représentais encore quelque chose pour lui. Il ne m'avait totalement effacé de sa vie. Moi en tout cas je ne l'avais jamais fait et ne serais jamais prête à la faire. Il avait besoin d'un endroit où il oublierait tout de cette soirée au moins pour quelques heures, quelques heures où son cœur serait léger et son esprit vide.

J'allais quitter la salle de bain, il avait surement besoin de se retrouver seul, faire un peu le point ou pleurer un bon coup. Il m'attrapa la main et me dit simplement merci. Mais ce seul mot voulait dire tellement plus, son regarde en disait beaucoup plus et je comprenais. Je le laissais un moment.

J'étais dans mon salon, je but une longue gorgée de Vodka. Malheureusement l'alcool n'avait plus d'effets sur moi, c'était bien dommage. Je tournais en rond, sans savoir vraiment ce que je devais faire. En temps normal, tout devait être planifié et précisément calculé mais là je n'y arrivais pas. Mon cerveau, mon cœur, mon corps, aucun n'était d'accord alors comment me décider. Alors pour une fois je décidais de me laisser guider par mon cœur, laisser mon instinct ne rien prévoir. Laisser les choses se faire. Est c que j'allais y arriver? Je n'en n'étais pas certaine. J'étais comme un lion en cage.

Il finit par sortir de la salle de bain. Avec seulement une serviette autour de la taille, mon dieu qu'il était beau. Je connaissais son corps par cœur, chaque courbe, chaque recoins. Je me mordais la lèvre, je devais penser à autre chose. Je vis alors son visage, il me faisait tellement de la peine, le voir comme ca me faisait mal. Il me demanda alors s'il pouvait rester dormir chez moi, mais que j'avais le droit de refuser. Je lui souriais.

" Je ne comptais pas te laisser partir dans cet état. Je vais te laisser ma chambre, je dormirais dans le salon. "

Il s'avançait alors vers moi doucement, et m'attira à lui avec tendresse. Il enfouit sa tête dans mes cheveux, comme d'habitude il était bien plus grand et devait se plier pour être à ma hauteur. Alors il me suppliait à l'oreille de lui faire oublier cette nuit, de le faire penser à autre chose. Mais qu'es que je pouvais faire. Je passais mes bras autour de sa taille et les montait dans son dos tout en sentant son odeur, mon dieu que ca m'avait manqué. je me collais à lui encore plus. Nos tenues respectives faisaient que nos peaux se touchaient et au contact de la sienne je frissonnais. Il me faisait toujours autant d'effet. Mais était ce raisonnable de nous entrainer sur cette voie?
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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Jeu 4 Nov - 15:21

Je n'avais pas la force de me rendre ailleurs, je n'avais pas la force d'affronter la réalité. J'étais très certainement lâche. Pourtant j'en avais besoin. Il me semblait nécessaire de m'évader de tout ceci, de ces événements tragiques, pour pouvoir mieux rebondir. J'eus ce besoin d'oublier, de ne pas tourner en rond. Me couper de présent, pour mieux réagir le lendemain. Car je savais d'avance que les jours à venir allaient être terriblement difficiles, que j'allais devoir affronter le monde, la presse, répondre aux questions et trouver les coupables.

Je savais que sans Derek tout ceci n'était pas faisable. Cela me rendait également fou de rage. Lui pouvait rester aux côtés de celle que j'aimais et moi j'étais forcé de me terrer dans le noir. Je n'en voulais pas personnellement à Derek car sans lui je n'aurais pas fait grand chose, sans lui j'aurais très certainement été perdu. Mais j'en voulais à ces ordures de nous avoir fait ça.

Esperance me permettait d'oublier, le temps d'une nuit. C'était certainement cruel de ma part d'agir ainsi, de me tourner vers elle alors que je l'avais repoussé. Je ne voulais pas qu'elle se sente comme la cinquième roue du carrosse, elle n'était pas ça. Si je l'avais réellement détesté je n'aurais jamais pensé à me rendre chez elle. Je serais rentré chez moi, à tourner en rond. Mais j'étais là, la serrant dans mes bras, respirant son parfum si rassurant. Je me projetai dans le passé, revoyant nos moments tendres passés ensemble, nos rires, nos jeux, nos ébats amoureux. Je revoyais cette vie facile que nous avions, tout deux Vampires sans avoir de questions à se poser.

J'aimais Katelyn, je le savais, je le sentais au plus profond de moi. Pourtant j'en venais à détester cette relation si compliqué. Nous étions proches et pourtant si éloigné à la fois. Notre relation était compliqué. J'en venais à me demander si l'amour entre une humaine et un Vampire était possible. J'en venais à me dire que, pour son bien à elle, je devais la laisser repartir, regagner son pays, retrouver sa famille. Ou peut-être pas. Je ne savais plus, je ne voulais pas savoir.

Je voulais oublier, juste oublier.

Le parfum de la belle m'enivrait, chatouillait mes sens. Sa peau contre la mienne me fit frissonner, tout comme ses mains remontant tendrement sur mon dos. Paupières baissées, je profitais de cette proximité, de cette étreinte rassurante, réconfortante et si familière. Comme si rien avait changé, comme si elle n'était jamais partie.

Mes doigts glissèrent dans ses cheveux, sur son dos, tendrement, naturellement. Il n'y avait jamais eu de retenue entre nous, ni dans notre tendresse, ni dans notre colère. Et je retrouvais se naturel à nouveau, comme si jamais nous n'avions été séparés. Comme si nos corps étaient encore habitués l'un à l'autre. Alors tendrement mes lèvres cherchèrent sa joue, y déposant un tendre baiser. Mon souffle, bien qu'inutile, se perdit sur son visage, ma main y glissa également, relevant son menton. Mon regard plongea dans le sien.

Nous restâmes ainsi durant quelques secondes, se regardant sans rien dire, ma main caressant sa joue, mon bras la serrant contre mon corps.

- Qu'aurais-je fait sans toi ce soir ?

Mon coeur mort s'était serré dans ma poitrine. Doucement mes doigts glissèrent sous son menton, rapprochant son visage du mien. Mes lèvres fondirent sur les siennes avec douceur, les baisant avec tendresse. J'ai su de suite que j'agissais mal. J'ai su de suite que ce fut une mauvaise idée. Mais je ne pu me retenir, je ne pu faire marche arrière.

- Laisses moi tout oublier Espérance. Je t'en supplie.

Un appel de détresse. Un besoin vital d'oublier.

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Jeu 4 Nov - 17:50


De toute mon existence, du moins aussi loin que je m'en souvienne, j'avais toujours pu décider de mes actes, rien n'avait été fait par dépits, tristesse, désir, mais parce que je l'avais voulu. Mais parfois la tentation est si forte qu'on ne peut pas la vaincre et nos sens tellement en éveil que la seule chose à faire est de céder si on veut garder ses esprits. Ce qui se passait ce soir y ressemblait un peu. Je ne contrôlais rien, mais vraiment rien. Il était venu et face à lui j'avais été incapable de résister, enfin depuis toujours face à lui je suis sans défense, à chaque fois que mon cerveau crie non, mon cœur hurle oui. Et étrangement ma bouche suit toujours mes sentiments.

Là, collé à moi, réunis, je savais que rien ne durerait, cette soirée était spéciale, c'était les retrouvailles de vieux amants, ou d'éternels amants. Les souvenirs revenaient et chaque geste redevenait une habitude, comme si nous ne nous étions jamais quittés. Je sentais qu'il avait besoin de stopper l'horreur qui le submergeait juste quelques heures, il avait besoin que nous soyons hors du temps.

Mais je savais qu'une fois que la réalité serait revenue, il partirait la rejoindre. Il l'aimait, ca crevait les yeux, sauf les siens visiblement et puis une femme est bien plus apte à sentir ce genre de choses. Et moi encore plus, je le connaissais par coeur...

Nous étions collés l'un à l'autre, comme au bon vieux temps, je sentis sa main dans mes cheveux, dans mon dos, puis ses lèvres sur ma joue, je brulais intérieurement. Son souffle contre mon visage, sa main qui relevait mon menton,il me demandait ce qu'il aurait fait sans moi ce soir. Je souriais brièvement.

" N'y penses pas. Je suis là. "

Je me doutais bien qu'il s'était débrouillé seul toutes ces années mais ce soir c'était différent, surement. Sa main levait mon menton et je trouvais ses lèvres pour un baiser tendre et ravivant des flammes que je croyait éteinte à jamais. Je ne m'étais pas sentie aussi vivante depuis des années, depuis que je l'avais quitté...Il me suppliait, j'étais à deux doigts de craquer, il ne devait pas me tenter, on allait le regretter.... Je me mordais les lèvres, je tentais en vain de ne pas céder mais rien n'y fait, je craquais, tant pis on s'excusera plus tard. Je supprimais la distance qui nous séparait et attrapais ses lèvres, l'embrassant avec passion et amour, car oui je l'aimais, je n'avais jamais cessé de l'aimer mais lui ? Mais je ne voulais pas y penser, seulement profiter.
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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Lun 8 Nov - 13:34

Pulsion animal, besoin quasi vital. La présence d'Espérance à mes côtés me permettait de m'oublier, d'oublier tout ça. Je n'aspirai qu'à cela. Oublier les cris, le sang, la peur, la peine, oublier l'épisode de l'hôpital. Pire … oublier Derek, Amanda, Katelyn. Tout oublier, ne compte que sur ce nous que nous formions à nouveau, même si tout deux savions qu'il n'y aurait pas de suite à cette nuit. Même si tout deux savions que notre amour était mort, bien que elle m'aimait toujours. L'affection que je lui portais n'était pas de l'amour, je le savais. Mais elle m'attirait bien malgré moi et elle était la seule que j'avais envie de voir en cette tragique nuit.

Elle était là, alors que personne d'autre ne pouvait m'aider. C'était égoïste d'agir ainsi et cruel vis à vis de Katelyn. Mais comment pouvais-je faire comme si de rien était ? Oui celle que j'aimais avait été grièvement blessée, elle aurait pu mourir. Oui elle était allongée sur un maudit lit d'hôpital. Mais moi aussi j'avais mal, moi aussi je souffrais. Différemment c'est vrai. Je n'étais pas un sur-homme, j'étais un homme avant d'être un Vampire. Je ne refoulais pas mes sentiments, cela m'était impossible.

Espérance ne me repoussa pas. En était-elle capable ? Ça n'est pas là une question de se vanter, au contraire. Mais tout deux ressentions cette envie, ce besoin d'être l'un à l'autre, l'un contre l'autre. Pourtant je pus sentir son hésitation. Je l'observai avec tendresse, elle se mordillait la lèvre, signe de nervosité et de doute. Elle aurait pu me repousser, j'aurais comprit et me serais excusé pour mes gestes déplacés. Mais elle ne le fit pas. Elle se colla bien plus encore à mon corps et m'embrassa avec passion, cette passion que nous avions partagé durant de belles années.

Tout oublier, ne plus penser.

Mes mains empoignèrent sa taille, la serrant encore plus contre moi. Nos langues se retrouvèrent comme si jamais elles n'avaient été séparer. Je n'avais pas à avoir peur de la briser, de lui faire mal. Espérance était comme moi, une fille de Caïn, solide. Je n'avais pas à faire attention, je pouvais me laissé aller. Une main glissa sur ses hanches puis ses fesses, la soulevant de terre, la laissant s'accrocher à moi. Pas une seule seconde je ne mis fin à se baiser, l'embrassant avec une passion non contenue. J'avais repéré plus tôt le chemin vers sa chambre, c'est là que je la ramenai, poussant la porte, la jetant sur son lit.

La serviette qui entourait ma taille tomba à terre, me laissant nu comme un vers. Durant quelques instants je me mis à l'observer, puis je la rejoignis, grimpant sur le lit, lui retirant sa chemise pour baiser sa peau parfaite et intacte malgré les années. Mes lèvres se perdirent sur son cou, le mordillant avec passion.

- Tu es magnifique, lui murmurai-je à l'oreille.

Oui elle était sublime, parfaite en tous points ou presque. Je ne contrôlai plus rien. Mes gestes étaient tendres, mes mains baladeuses, venant dégrafer son soutien-gorge qui s'échoua à terre. Il était trop tard pour reculer, je n'en n'eus même pas envie. Et mes lèvres gourmandes prirent le chemin de sa poitrine, l'embrassant, la léchant avec envie tandis que mes mains la caressait toujours. J'allais peut-être trop vite, pourtant je n'étais pas pressé mais …

Une envie animal à satisfaire. Un besoin vital à combler.

Depuis quand n'avais-je pas fait l'amour à une femme ? Je n'avais jamais eu de tels rapports avec Katelyn. Oui c'est vrai, nous nous étions rapprochés, nous avions échangés des baisers et des caresses passionnées, mais jamais nous n'avions été plus loin. Et là, à cet instant j'en eus terriblement besoin.

Ma main déchira sa culotte, tant pis elle en avait d'autres. Si elle ne me calmait pas, si elle ne freinait pas les ardeurs, alors j'allais la prendre rapidement, lui faire l'amour peut-être brutalement. Mais j'avais tellement envie d'elle. Mes reins brûlaient, ma virilité était tendue, prête à la combler.

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Lun 8 Nov - 19:00


Cette nuit était très spéciale, elle resterait ancrée dans ma mémoire pendant longtemps je crois. Bien sur c'était les retrouvailles des amants, des retrouvailles passionnées mais c'était aussi ce jour là où je compris qu'entre nous il n'y aurait plus jamais rien. Durant toute ces années l'amour était restée, bien cachée au fond de nos cœurs et enfin tout pouvait sortir. Je n'avais jamais cessé de l'aimer, je pouvais presque dire que j'étais partie par amour, mais ca serait faux. Pour moi, Ivan serait toujours le seul homme digne de mon amour, je ne pourrais jamais le remplacé, j'avais tentée en vain, mais aucun ne lui arrivait à la cheville. Après tant d'années je m'étais enfin rendue compte que je ne pouvais vivre sans lui.

Je savais que j'avais le mauvais choix en craquant, mais j'étais incapable de lui résister. Même si je savais qu'après ca serait dur, inconsciemment j'espérais que ce n'était pas la fin, je ne pouvais l'imaginer. Mais il aimait Kathelyn, il ne serait pas dans cet état sinon, il s'était montré tellement vulnérable, tellement touché et blessé. Mais je ne voulais pas voir l'avenir, j'étais égoïste et le voulait pour moi cette nuit.

Alors que je m'étais rapprochée de lui, il encercla ma taille de ses bras me collant encore plus à lui. C'était si bon de le retrouver, je sentais son gout sur ma langue, comme si cette époque lointaine où nous étions heureux s'était terminée hier. Entre nous, il n'y avait aucune retenue, aucune honte, rien que de l'envie et du plaisir, et un peu d'amour tout de même. Alors sa main passa sur mes hanches puis sur mes fesse, il me portait, je m'accrochais à lui sans pour autant quitter ses lèvres. Il avança jusqu'à ce que je devinais être ma chambre, il poussa la porte et me jeta sur le lit. Alors la serviette qu'il avait autour de la taille tomba, laissant découvrir son corps d'Apollon. Même dans mes plus beaux souvenirs il n'était pas aussi beau. Il me regardait, je sentais son regard bruler sur moi. Puis il me rejoignit, me retirant ma chemise, et posant des baisers dans mon cou. Qu'es qu'il m'avait manqué. Il me murmura à l'oreille que j'étais magnifique, je souriais brièvement.

- Tu n'es pas mal non plus. lui répondis-je dans un soupir

Ses mains se faisaient de plus en plus pressante, précises. Je retrouvais son corps, comme s'il avait toujours été mien. Rapidement mon soutien-gorge se trouvait par terre, j'aurais été humaine que mon cœur se serait accéléré à en exploser. Chaque fois qu'il touchait mon corps de ses lèvres, je frissonnais. Il avait toujours autant d'effet sur moi. Personne, aucun homme ne me faisait autant d'effets, aucun ne parvenais à me faire frissonner comme il savait le faire. Je n'avais jamais trouvé un homme à sa hauteur. Et je comptais bien profiter du temps qu'il m'était accordé. Il arracha par la suite, ma culotte. Je me retrouvais nue, mais sans aucune pudeur, pas devant lui. Il était celui qui m'avait rendue femme, il avait fait de moi celle que j'étais aujourd'hui. Je sentais que son corps entier brulait de désir, que son envie le dévorait. Mais ca ne serait pas si facile, de toute façon avec moi rien ne l'était, je comptais bien jouer un peu.

Nous étions à force égale, il devait être un peu plus fort que moi d'accord. Mais je ne risquais pas de lui faire du mal, comme avec un humain. Mes gestes n'avaient pas être mesurés, j'étais libre. D'un geste rapide, je le plaquais dos contre le lit et me mettait à califourchon sur son bassin. Je mettais ses mains de chaque côté de sa tête et commençait à l'embrasser sur le visage, d'abord le front, la joue, le nez, la tempe, le menton sans jamais toucher ses lèvres. Je savais que ca l'énerverait. Tout en tenant ses mains je m'attaquais à son cou alternant coup de langues et morsures. Je le laissait alors enfin libre de ses mains et descendait sur son torse, continuant à l'embrasser et à le caresser de mes mains. Cela devait bien faire une minute que j'avais pas touché ses lèvres, je comptais bien le faire languir, mais résisterait-il ?
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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Sam 13 Nov - 12:19

Tous mes sens étaient en éveil, mes crocs se firent même plus sensibles, attirés par son sang et sa chaire. J'avais terriblement envie d'elle et de ce corps que je n'avais plus touché depuis tant d'années. J'étais en totale osmose avec elle, sachant que ses envies étaient les miennes. Nos buts n'étaient certainement pas communs, mais le résultat était là. Nous étions nus dans son lit, prêt à se donner l'un à l'autre comme dans le passé. Nos ébats passés me revenaient en mémoire. Je n'avais jamais prit autant de plaisir avec une femme qu'avec elle, car nous avions toujours été sur la même longueur d'onde. Doux et câlins, joueurs et espiègles, plus brutaux parfois. Nous avions tout testé, selon nos envies et nos humeurs, toujours en harmonie. C'est vrai, jamais une femme n'avait été comme elle à mes côtés. Je ne pouvais comparer Katelyn à Espérance, toutes deux étaient si différentes et Katelyn et moi n'avions jamais franchit une telle étape.

Mes lèvres brûlaient sur sa peau si blanche, si parfaite. Mes mains se moulaient à ses formes, caressant et palpant ce corps si désirable. Je l'avais mise à nue, admirant cette femme à la beauté incontestable. Joueuse elle ne me laissa pas faire bien longtemps, sentant certaine que j'étais pressé, trop pressé. Inversant les rôles elle me plaqua sur le lit, j'eus un sourire amusé alors qu'elle se mit à califourchon sur moi.

- Toujours aussi joueuse, dis-je en souriant.

Elle maintenait mes mains de chaque côté de ma tête, m'empêchant de la toucher. Ses lèvres parcouraient mon visage, y déposant de brûlants baisers sans pour autant jamais revenir sur mes lèvres. Front, nez joue, tout y passa, mais pas ma bouche. Elle me fit languir, elle s'amusait de mon envie qui grimpait encore en flèche. C'était agaçant, même si c'était également un brin amusant. Un grognement de plaisir s'échappa de mes lèvres lorsqu'elle s'attaqua à mon cou, lui offrant coups de langues et morsures à la fois délicates et délicieuses. Un frisson parcouru mon corps tendu, c'était un délice.

Aucune pudeur, aucune honte. Pas de ça entre nous. Pas après tant d'années.

Enfin elle relâcha mes mains qui gagnèrent son dos lisse, la cambrure de ses reins, ses fesses, que je caressai et griffai légèrement avec un trop plein de désir. Elle, toujours aussi espiègle s'amusait à descendre sur mon torse, baisant et caressant ma peau qui brûlait pour elle. Son avancée sur mon corps, son bassin, son intimité, se frottèrent à la mienne, créant assez rapidement de nouveaux échauffements dans mon bas ventre. Je la laissai jouer encore un peu jusqu'à ce qu'à nouveau je prenne le dessus, mais tout en douceur.

Me voilà assis sur elle. J'observais son corps si beau, si parfait. Me penchant sur elle, je vins lui voler un baiser, mordillant sa lèvre au passage. Puis pendant que ma main glissait sur sa cuisse mes lèvres prirent possession de son cou. Doucement je mordillais, je léchais …

- Et si … je te mordais pour voir … dis-je amusé.

Amusement, provocation. Je n'avais pas besoin de sang, mais j'avais envie de voir comment la belle allait réagir. Mes baisers continuèrent sur son épaule, alors que ma main baladeuse s'était glissé jusqu'à son sein droit, le caressant d'abord avec douceur, puis avec un peu plus d'ardeur. Mon pouce titillait son mamelon, trouvant rapidement la réaction désirée. Je picorais sa peau de baiser et de morsures légères, puis revint à son oreille. Je caressai les traits de sa mâchoire du bout des lèvres, tout doucement. Ma caresse sur son sein s'arrêta, ma main glissa avec lenteur sur son flanc. Contraste entre l'homme assoiffé de sexe, et l'homme qui respecte, qui est doux. Lequel des deux préférait-elle ?

Mon regard brûlait de désir et d'envie, tout comme mon corps d'ailleurs.

Mes lèvres reprirent possession de son cou, glissant doucement sur son buste. L'une de me mains continua de caresser l'un de ses seins, pendant que mes lèvres prirent possession de l'autre, léchant, titillant mordillant … Changeant ensuite histoire de ne pas faire de jaloux. Mais il n'y avait pas que cette partie du corps dont j'avais envie de m'occuper … Je me redressa, quittant son corps pour m'installer à genoux à ses côtés. C'est avec un sourire évocateur que je fis glisser mes mains sur son ventre. J'atteignis alors son intimité découverte, sans lâcher ses lèvres durant plus de quelques secondes.

Mon majeur se glissa entre les lèvres de son intimité, venant titiller cette petite perle si sensible, la caressant, la roulant avec agilité. Alors ma bouche quitta la sienne, se glissa jusqu'à son oreille … et je ne pu m'empêcher de murmurer avec une pointe de jeu dans la voix :

- J'ai faim …

C'est avec douceur, le regard brillant d'envie, que j'allai me glisser entre ses jambes, laissant malgré tout mes main caresser son corps. Je baisai son ventre, descendant jusqu'à cette intimité offerte. Alors mes lèvres s'y déposèrent, ma langue s'y glissa, jouant à nouveau avec son clitoris. Je souhaitai lui offrir un maximum de plaisir … Bêtement je voulais qu'elle se souvienne à tout jamais de cette nuit ...

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Sam 13 Nov - 19:28


Pourquoi fallait-il que face à lui je sois incapable de résister? Il me mettait dans des états qu'aucun homme ne l'avait fait. Sous ses mains je me sentais vivante, ma peau frissonnant, brulant sous ses caresses. Jamais personne n'avait eu d'emprise sur moi à ce point. Ces longues années vécues séparément m'avait fait oublier qu'avec lui je perdais toute résistance, je n'étais plus moi, je perdais totalement mes moyens. Bien que les souvenirs de nos ébats soient profondément ancrés dans ma mémoire. Ensemble nous avions toujours été naturels et il n'y avait jamais eu de doute, on était nous et ca suffisait.Il pouvait faire de moi absolument ce qu'il voulait. Inquiétant n'est ce pas ?

Je me doutais qu'il ne tiendrait pas longtemps sous ma torture, j'aimais jouer à le faire languir faire monter en lui encore plus le plaisir que je sentais déjà bien présent. Il reprit alors sa place sur mon bassin, et attraper mes lèvres avant de passer sa main sur ma cuisse et d'attaquer mon cou. Pour voir ma réaction je suppose, il demanda à me mordre. Je ne lui dirais jamais non, mais je sentais qu'il n'était pas sérieux. A cet instant j'aurais pu faire une énorme bêtise en lui répondant que je n'étais pas sa petite humaine, mais je retins cette phrase qui aurait crée des problèmes.

- Embrasse moi plutôt. lui répondis-je dans un murmure

Il ne se fit pas prier et commença à embrasser mon épaule. Je sentais sa main sur mon sein, il jouait avec et bien sur mes tétons se mirant à durcir, preuve de mon désir et de mon plaisir. Il ne cessa pas ses baisers, alternant avec de légères morsures. Sa main descendit se perdre sur mon flanc. Je sentais ses lèvres bruler dans mon cou, puis descendre à ma poitrine et enfin arriver à mes seins. Chaque fois qu'il me touchait, je défaillais.

Alors il s'éloignait mais pas pour longtemps, tout en continuant à m'embrasser, je sentis sa main quitter ma poitrine pour descendre sur mon ventre et finalement atteindre mon intimité. Avec toute cette douceur qui le caractérisait je sentis son doigt entrer en moi... Je ne pus m'empêcher de gémir, c'était bien plus fort que moi, il me mettait dans des états sans nom. Alors la phrase qu'il me murmura à l'oreille prit rapidement tout son sens. Ses doigts furent rapidement remplacé par sa langue. Je pense que si j'avais été humaine, mon cœur se serait stoppée. Comme une décharge électrique mon corps se cambra d'un seul mouvement. Je ne pus retenir cet autre cri de plaisir.

Il savait parfaitement quoi faire et connaissait chaque recoins de mon corps mieux que n'importe quel homme. Ivan me rendait totalement dingue, en cet instant je n'avais plus rien qui me retenait sur terre, le plaisir était à son maximum ou presque en tout cas, même étant vampire et donc mort, une tempête de sentiments et de chaleur s'emparait de tout mon corps qui sous ses mains devenait quelque chose. Ma main dans ses cheveux, suivait la cadence qu'il donnait. Cette nuit là, resterait dans ma mémoire pour toujours, j'en étais certaine. Je me mordais la lèvres et retenait tant que je pouvais mes gémissements mais je ne put empêcher de soupirer avec passion son prénom...

- Ivan...

Je sentais alors ses mains remonter sur mes fesses, mes hanches et ses lèvres suivre le mouvement. Il parvenait à ma bouche, je l'embrassais avec passion, caressait sa langue du bout de la mienne. Je reprenais mes esprits, il m'avait offert du plaisir, c'était sublime. A mon tour maintenant de lui faire perdre pied. Mes mains se firent baladeuses, descendant sur son torse, ses hanches, ses fesses. Mon regard était empli de désir et d'envie, un sourire coquin collé aux lèvres, je descendais sur son cou, son torse, son ventre pour arriver dangereusement à son intimité qui était déjà tendue de plaisir. Mes mains se firent d'abord douces, je le sentais frémir, puis je remplaçait mes mains par mes lèvres. Je prenais alors son intimité en bouche commençant par de lents va et vient, mes mains sur son ventre. Je ne voulais pas qu'il oublie ce que nous étions, l'un avec l'autre. Je voulais qu'il se souvienne, je voulais qu'il ressente ce plaisir qu'il m'avait offert et qu'il reste ancré quelque part en lui...

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Mer 17 Nov - 8:36

Je savais combler Espérance, je connaissais son corps par coeur. J'aurais d'ailleurs pu dessiner chaque courbe de sa silhouette les yeux fermés. Nous avions passé du temps ensemble et nos ébats n'étaient plus à compter. Nous nous connaissions à la perfection. Sur ce plan là, si une femme pouvait se vanter de me connaître autant, c'était bien Espérance. Elle avait été mon amie, mon amour, mon amante pendant plusieurs années. Pourtant j'avais fini par tirer un trait là dessus même si la peine était réapparue en la revoyant pour la première fois. Seulement à cet instant je ne pensai pas à ça, ni à la peine, ni à l'amour. J'avais ce besoin d'oublier, de laisser la souffrance de côté. Ma Bête avait, en quelque sorte, prit le dessus sur l'homme, me faisant faire quelque chose de malhonnête mais qui pourtant me fit du bien … Sur le coup en tout cas. J'oubliai tout, prenant simplement du plaisir.

Mes mains caressaient les hanches, le ventre, les cuisses d'Espérance avec un désir non dissimulé. Sa main glissait dans mes cheveux, suivant la cadence de mes coups de langues en elle. Je dégustai son intimité comme un fruit sucré qui nous fond en bouche. Ma langue experte glissait, mes doigts la pénétraient également, lui apportant un maximum de plaisir, la faisant gémir. Je savais ce qu'elle aimait, je savais comment la faire réagir. Je ne m'en privais donc pas, ravi de l'entendre soupirer mon prénom. Qui y a-t-il de plus merveilleux qu'une femme frappée par l'extase, conduite jusqu'à la jouissance extrême ? Rien … un homme comblant une femme est tout simplement heureux et satisfait. C'était ce que je fus à ce moment précis.

Mes mains et mes lèvres remontèrent sur son corps parfait, revenant jusqu'à ses lèvres. Nous échangeâmes un baiser plein de passion, nos langues se mêlant, se caressant, se repoussant dans une danse sensuelle et endiablée. Espérance était sublime et surtout elle aussi me connaissait à merveille. Elle n'était pas femme honteuse ou pudique, osant tout pour combler son partenaire, s'adonnant à des plaisirs que certaines femmes pouvaient ne pas apprécier.

Ainsi elle mit fin au baiser et je repris place sur le dos. Ses mains délicates parcoururent mon corps qui frissonnait sous ses doigts. Son regard brillait d'un désir immense, ce qui je fis qu'augmenter mon désir et mon envie d'elle. Ses lèvres dégustèrent ma peau, descendant sur mon corps pour parvenir jusqu'à mon intimité durcie par le plaisir qu'elle me procurait déjà, par l'envie que j'avais d'elle.
Ses mains douces caressèrent mon membre tendu, je ne pus que frémir à ce contact délicat et lorsque ses lèvres délicieuses remplacèrent sa main, un gémissement de plaisir s'échappa de mes lèvres. Mon corps était tendu. Mes doigts caressaient ses cheveux, suivant ses mouvements sur moi.

- Remontes, dis-je dans un murmure.

Le plaisir fut immense mais j'empêchai la belle d'aller jusqu'au bout, la faisant remonter jusqu'à moi pour la retourner à nouveau et prendre possession d'elle. Je m'enfonçai en elle avec plaisir. Une main sur son bassin, entrainant ses vas et viens sur moi, l'autre repartit à la découverte de son corps, caressant ses seins avec douceur mais envie. Ses gémissements ne pouvaient que me ravir, me prouvant qu'elle prenait du plaisir, tout autant que moi. Les va et vient de mon membre en elle s'accélèrent pour ralentir par la suite, offrant donc un rythme irrégulier pour prolonger le plaisir. Parfois, durant quelques secondes, mes paupières s'abaissaient alors que quelques gémissements s'échappaient de mes lèvres …
J'eus très envie de profiter de ses lèvres, d'embrasser la peau délicate de son cou … Ses jambes pouvaient facilement entourer mon corps alors que je la pénétrai avec un peu plus de vigueur.

Mes lèvres retrouvèrent les siennes avec beaucoup de plaisir, mordillant sa langue, jouant avec. Je dégustai avec envie son cou que je grignotai superficiellement avec mes dents, perce furtivement sa peau pour faire perler une goutte de sang dont je me délectai, remontant jusqu'au lobe de son oreille que je mordillai avec douceur. Ma main droite ne quittait pas son corps, le caressant avec plus de vigueur, agrippant sa fesse, ses cuisses. Mon autre main s'appuyait sur le matelas, pour ne pas l'écraser mais également pour apprécier la beauté de son visage que mes lèvres baisaient maintenant avec envie.

- Tu es toujours aussi parfaite Espérance murmurai-je à son oreille

Mes pénétrations furent plus lentes mais bien plus profondes, mes gémissements se faisaient plus fréquents. Mon corps me semblait en feu, brûlant sous le plaisir que j'éprouvai. J'étais tout simplement en ébullition. Tout en elle m'attirait de façon cruelle, presque insoutenable.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Trouver du réconfort [E.] Sam 4 Déc - 10:33

Je crois qu'aussi loin que je m'en souvienne, aucun homme n'avait eu sur moi autant d'effets. J'avais eu des amants avant de rencontrer Ivan et j'en avait eu d'autres après bien sur, mais il restait le seul capable de faire frémir mon corps tout entier. Après toutes ces années passées loin l'un de l'autre j'en avais presque oublié ce que voulait dire les mots plaisir et désir. Mais sous ses mains, ils retrouvaient toute leur significations. Si je n'avais pas eu peur, si je n'étais pas partie comme une voleuse, comme une lâche, nous n'aurions jamais été séparés. Nous aurions continuer à nous aimer. A moins que le destin en ai décidé autrement mais nous ne le serons jamais. Dans ses bras, je ne voulais pas y penser, je ne voulais pas regretter, je voulais juste profiter de cet instant purement magique, rien qu'une fois laissé le monde tourner et pouvoir m'arrêter.

Encore submergée par la dose de plaisir pur qu'il venait de m'offrir, je m'apprêtais à mon tour à lui faire perdre la tête. Après avoir changé un baiser passionnée qui reflétait bien le désir que nos corps éprouvaient l'un pour l'autre, je descendait le long de son corps, doucement, alternant baiser, coup de langues et en ne cessant jamais de le caresser, je voulais toucher chaque parcelle de sa peau. J'arrivais finalement à mon but, son intimité déjà tendue de plaisir. Mes caresses puis mes coups de langue lui laissèrent échapper un gémissement, un large sourire éclaira mon visage. Malgré les années, malgré la douleur et la colère qu'il avait contre moi je parvenais à lui offrir encore du plaisir, je sentais sa main dans mes cheveux. Mais il faut croire, que ce soir là Ivan n'était pas très résistant, plutôt rapidement il me murmura de remonter, allait-il bientôt craquer?

Sans me faire prier je remontais le long de son corps si parfait. A peine avait je atteins son visage, qu'il me retourna et pris possession de mon être. Nos corps ne faisaient plus qu'un, je le sentais en moi. Je sentais sa main sur mon corps, je brulais de désir pour lui. Je fermais les yeux et laissa échapper un profond gémissement. Il commença alors ses vas et vient, tellement irréguliers, tellement bon. J'en voulais plus, toujours plus, j'enroulais mes jambes autour de sa taille pour faciliter ses mouvements, pour le rapprocher encore plus de moi. Nos lèvres se retrouvèrent enfin, après avoir été séparées au moins trois minutes, déjà trop long. J'avais son gout dans la bouche, sur la langue. Il s'attaqua alors à mon cou, je sentais ses crocs contre ma peau et quelques gouttes de sang s'échapper de mon organisme. Il remonta à mon oreille qu'il mordillait. Mes mains mains étaient dans son dos, le griffant et le serrant au rythme de ses coups de reins, qui peu à peu me rapprochait du septième ciel...

J'étais en feu, ses mains réveillaient chaque parcelle de ma peau et son regard sur mon corps enflammait le tout. Ses lèvres sur mon visage, me rendait folle. Ses pénétrations se firent plus lente mais terriblement plus intense, ses gémissement aussi. Nous étions comme des aimants, constamment attirés l'un par l'autre sans pouvoir faire quelque chose contre cela.

Sous chacun de ses vas et vient mon corps se cambrait . Mes mains aléatoirement dans son dos ou dans ses cheveux, mes lèvres contre les siennes ou dans son cou. A mon tour je donnais de puissants coup de reins, entre nous il n'y avait ni peur, ni retenue, je ne pouvais le blesser. Alors mes mouvements étaient puissants et intenses. Je voulais sentir chaque parcelle de son corps contre le mien. Je le serais un peu plus contre moi, tout ce que je voulais tout ce dont j'avais besoin était là dans mes bras.
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Trouver du réconfort [E.]

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